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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 16:26
La Grèce étranglée : il faut en finir avec le pouvoir des financiers !

Élu il y a sept mois sur un programme anti- austérité, le premier ministre grec Alexis Tsipras a démissionné pour provoquer de nouvelles élections. Désavoué par une fraction de son parti, Syriza, il veut trouver une nouvelle majorité pour appliquer le programme d’austérité dicté par les dirigeants européens.

Pourtant début juillet, et à la demande même de Tsipras, la population grecque avait rejeté par référendum ce programme d’austérité qui comporte le report de l’âge de la retraite à 67 ans, l’augmentation de la TVA, des privatisations et la mise sous tutelle financière du pays. Mais les dirigeants européens, Hollande et Merkel en tête, n’en ont tenu aucun compte. Ils ont imposé la loi des banques, qui veut que, quoi qu’il arrive, les intérêts de la dette grecque leur soient payés.

Tsipras s’est donc incliné et c’est maintenant lui qui va présenter l’addition à la population pauvre de son pays. Faut-il s’en étonner ? En France en 2012, on a bien vu le candidat du PS François Hollande se présenter en déclarant « mon ennemi c’est la finance ». Et si Tsipras a au moins essayé de résister, Hollande, lui, a fait immédiatement les volontés du capital.

De la France à la Grèce, il y a là plus qu’une ressemblance. Si des dirigeants politiques qui se présentent en adversaires de l’austérité s’inclinent dès qu’ils sont au gouvernement, c’est que le véritable pouvoir est ailleurs.

Il est entre les mains des capitalistes et des banquiers. Ce sont eux qui tiennent dans leurs mains les rênes de l’économie et qui la dirigent en fonction d’un seul impératif, qui est d’assurer leurs profits.

La seule loi que connaissent ces gens-là, c’est celle qui veut que le capital rapporte, qu’il soit investi dans des banques, dans la production d’armes ou dans la dette des États, qu’il soit utile à quelque chose ou non. Peu leur importe s’il faut pour cela saigner à blanc une population et appauvrir dramatiquement un pays comme c’est le cas de la Grèce.

La force des travailleurs est dans leur nombre, mais aussi et surtout dans le fait qu’ils produisent toutes les richesses de cette société. Ils doivent se servir de cette force pour imposer quoi qu’il arrive leur droit à une vie décente. Mais ils doivent aussi se donner les moyens d’imposer que la société soit organisée en fonction non pas du profit, mais des besoins de tous.

Une telle société ne sera possible qu’à condition de mettre fin à la dictature que les capitalistes et les banquiers parasites font peser sur la majorité de la population. Et cela ne pourra résulter que de l’action de la classe ouvrière, de sa capacité à s’organiser et à se servir de sa force en ne faisant confiance qu’à elle-même pour changer cette société.

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commentaires

willot 15/09/2015 21:03

oui c'est exact la conclusion, il ne reste qu'à espérer la prise conscience des travailleurs du monde,sinon de l'europe