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Pour la coordination des luttes des
travailleurs face aux licenciements :

Collectif contre les patrons voyous et licencieurs

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 23:59

François Fillon a donc emporté la primaire de droite. Ce politicien bourgeois, pas tout neuf et bien conservateur, se verrait en Thatcher français, prêt à sabrer les services publics pour offrir des baisses d’impôt aux plus riches, à s’attaquer au droit du travail pour permettre la libre exploitation des travailleurs par un patronat toujours plus avide de profits.

Ces primaires sont apparues comme le concours de celui qui ira le plus loin dans les attaques contre les travailleurs et les plus pauvres. Sarkozy parlait de reculer la retraite à 64 ans, Fillon à 65 ans. Juppé parlait de 300 000 suppressions d’emplois publics, Fillon monte à 500 000. Fillon veut faire travailler les agents publics 39 heures… payées 37, prenant exemple sur Smart. Il voudrait généraliser de telles attaques dans tous les secteurs en mettant fin à la limitation du temps de travail, qui serait régulé uniquement par les accords d’entreprise et donc soumis aux chantages à l’emploi, avec pour seule limite les 48 heures fixées par l’Europe. Fillon défend la politique des patrons, sans masque. Un pas de plus dans le programme que le gouvernement dit socialiste a commencé à appliquer depuis 2012.

Leur alternance, c’est la continuité… en pire


Fillon reçevant des journalistes de Paris Match dans son manoir de Sarthe

Hollande s’en était déjà pris aux retraites, ajoutant une couche aux réformes précédentes (dont celle de Fillon lui-même en 2003) en allongeant à 43 ans le nombre d’années de cotisation nécessaires pour une pension à taux plein. Avec sa loi El Khomri, il a permis aux accords d’entreprise de déroger au code du travail et facilité les licenciements. Il a démantelé le camp de Calais et organise les expulsions et la chasse aux migrants. Les propositions de Fillon s’inscrivent dans la continuité, en poussant les attaques plus en avant. À gauche, à droite ou à l’extrême droite, les candidats, qu’ils soient du sérail ou outsiders, sont tous des adversaires des classes populaires et proposent un programme similaire au service du patronat.

Espérant faire pendant à la primaire de droite, Valls a annoncé sa possible candidature à celle de la gauche. Il prétend vouloir « casser cette mécanique qui conduirait à la défaite ». Mais qui est responsable du dégoût des classes populaires pour cette gauche au service du patronat ?

Le nationalisme de Mélenchon, une impasse

Se prétendant plus à gauche, Mélenchon ne peut s’empêcher de tenter de chasser aussi sur les terres de Marine Le Pen en multipliant les discours nationalistes, en défendant les frontières contre les migrants, en stigmatisant les travailleurs détachés et rugissant contre l’Allemagne, plutôt que contre le patronat bien français qui exploite les travailleurs dans le monde entier. Et voilà que le PCF, certes à une courte majorité, vient de décider de se mettre à la traîne de ce démagogue carriériste. Ce n’est pas de chauvinisme dont les travailleurs ont besoin, mais d’un programme de lutte, dans l’unité entre français et étrangers, pour construire un autre rapport de force.

Et si le monde du travail imposait sa propre surprise ?

Face à la profusion de candidats de la bourgeoisie, il est indispensable que le monde du travail se fasse entendre. C’est la seule chose utile que nous pourrons faire dans ces prochaines élections, que de voter pour un candidat qui soit des nôtres, Philippe Poutou, ouvrier dans l’automobile, candidat du Nouveau parti anticapitaliste à la présidentielle. Un candidat du monde du travail, qui en portera les revendications immédiates essentielles : interdiction des licenciements et des suppressions d’emplois, embauche de tous les précaires, partage du travail entre tous, augmentation des salaires, retraites et minima sociaux, liberté de circulation pour tous les travailleurs.

La remontée des luttes a créé la surprise au printemps dernier. Un bon score pour le candidat ouvrier serait une autre surprise, fructueuse surtout si elle annonçait de nouveaux printemps pour nos luttes !

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 16:57

L’électorat de droite s’est donc mobilisé pour placer François Fillon en tête du premier tour de sa primaire. Dans les beaux quartiers, à la sortie de la messe, un beau monde a choisi un politicien bourgeois pas tout neuf et bien conservateur.

Entre eux, à qui ira le plus loin dans les attaques contre les travailleurs et les plus pauvres !

C’était l’enjeu de leurs débats. Sarkozy parlait de reculer la retraite à 64 ans, Fillon à 65 ans. Juppé parlait de 300 000 suppressions d’emplois publics, Fillon montait à 500 000 ! Accord général ou presque sur la hausse de la TVA (que paient au prix fort les plus pauvres) et la réduction des allocations chômage, et promesse faite aux plus riches de supprimer l’impôt sur la fortune : la politique des patrons, sans masque. Mais ce programme de la droite, c’est celui que le gouvernement dit socialiste a entrepris d’appliquer depuis 2012 !

Leur alternance, c’est la continuité… en pire

Les retraites ? En 2013, Hollande ajoutait une couche aux attaques contre les retraites des gouvernements précédents, en allongeant à 43 ans le nombre d’années de cotisations nécessaires pour la retraite à taux plein. Fillon veut juste poursuivre. Il annonce vouloir réformer le code du travail, mettre les accords d’entreprise au centre et faciliter les licenciements ? Pas original non plus : Hollande avec sa loi Travail a commencé à le faire ! Fillon voudrait fixer des quotas d’immigration ? Mais qui a démantelé le camp de Calais, organise les expulsions et la chasse aux migrants ?

Aux États-Unis comme ici

Pourquoi Trump a-t-il remporté la présidentielle aux États-Unis ? Comment ce milliardaire réactionnaire et raciste s’est-il imposé ? Sa mèche orange n’a pas séduit les travailleurs et les pauvres. Il s’est juste passé que des millions d’entre eux, qui ont connu sous Obama le développement du chômage et de la pauvreté, n’ont vu aucune raison d’apporter à nouveau leur soutien au parti démocrate et à sa candidate Clinton. Ne nous y « trumpons » pas, et opposons-nous à ces politiciens des banques et des patrons, en faisant mieux que seulement nous abstenir…

Fillon une surprise ? Et si le monde du travail imposait la sienne ?

Face à ces candidats aux styles divers, qu’ils soient du sérail ou outsiders, de gauche, de droite ou d’extrême droite, mais qui tous, de Macron à Le Pen, veulent gouverner pour le plus grand profit des patrons, il est indispensable que le monde du travail se fasse entendre. Par exemple en assurant un bon score pour Philippe Poutou, le seul candidat ouvrier, militant du Nouveau parti anticapitaliste, à la présidentielle de 2017. Un candidat du monde du travail, qui en portera les revendications immédiates essentielles : interdiction des licenciements et des suppressions de postes, embauche de tous les précaires, partage du travail entre tous sans diminution de salaire, augmentation des salaires, retraites et minimas sociaux, liberté de circulation pour tous les travailleurs. Place aux réfugiés mais chasse à la politique des patrons voyous !

On n’a pas – ou pas encore – fait reculer Hollande et Valls sur leur loi travail et tout le reste. Les Juppé et Fillon se disent « droits dans leurs bottes » pour continuer sur cette lancée… Comme Valls avec son 49.3 faisant passer la loi Travail. Mais on n’a pas dit notre dernier mot et la remontée des luttes qui a créé la surprise au printemps dernier pourrait trouver sa traduction dans une nouvelle surprise sortie des urnes en avril prochain, avec un score pour le candidat ouvrier qui annoncerait d’autres printemps pour nos luttes.

À leur jeu des sept familles, quelles différences ?
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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 08:13

Le gouvernement a voulu nous raconter une belle histoire, celle d’un bidonville géant de 10 000 personnes que par humanitarisme il aurait fait gentiment évacuer. La com’ gouvernementale, comme le crime, était presque parfaite ! Mais la réalité, c’est que Hollande et Valls ont lancé le lundi 24 octobre la destruction du bidonville de Calais, aussi brutalement qu’ils avaient traqué les migrants pour les y acculer.

La « jungle » de Calais était un cloaque ? Un lieu invivable qu’il fallait « démanteler » – en fait incendier et raser ? Mais à qui la faute si ce n’est à ces gouvernants qui ont laissé errer et zoner dans le froid et la boue l’équivalent en nombre de la population d’une vraie ville ? Le plus scandaleux étant que ces migrants venus d’Afghanistan, de Syrie, d’Irak, d’Érythrée et autres pays d’Afrique, fuyaient la misère et les terribles guerres que ces mêmes gouvernants ont contribué à déclencher et attiser dans ces pays et régions ces dernières vingt années.

Précariser encore…

Hollande et Cie ont fait mine de jouer les bons samaritains, mais la mise en scène des « voyages organisés » en bus, de Calais aux quatre coins de la France, a vite tourné en eau de boudin. Tous les migrants n’avaient pas envie de partir, tous n’étaient pas convaincus – et pour cause – que le point d’arrivée serait un eldorado stable. Et ces hommes et ces femmes avaient formé à Calais une communauté dans l’adversité. Avec l’aide de nombreuses associations et personnes, ils avaient créé des moyens inouïs de survie communautaire (cafés, restos, centres associatifs de santé, alphabétisation, spectacles…). En échange, le gouvernement offre à quelques milliers du provisoire, dans des « centres d’accueil et d’orientation » (CAO), éparpillés de la Bretagne à l’Aquitaine. Et tout le problème est de savoir pour combien de temps.

De jungle en galère…

Le résultat, c’est qu’après trois jours pendant lesquels le gouvernement a prétendu que tout baignait à Calais, la situation tourne déjà vinaigre. Des migrants, nombreux, n’ont pas voulu prendre les bus, ou sont partis par leurs propres moyens et leurs propres destinations, en particulier vers Paris où à nouveau grossit le campement du quartier de Stalingrad proche de la gare du Nord. Plus d’un millier de personnes y sont arrivées en quelques jours et à Calais ou Dunkerque, de nouveaux campements de migrants se créent… La même politique crasse des autorités françaises engendre le même désastre.

Éparpiller…

L’objectif du gouvernement est de disperser les migrants, de les rendre invisibles ou de le tenter, en particulier pour céder à ceux qui se laissent abuser en pensant que ces migrants viendraient manger notre pain et voler nos boulots ! Un peu partout où des réfugiés sont arrivés ces derniers temps, des manifestations de mauvais coucheurs du FN ou autres xénophobes ont eu lieu… Mais des contre-manifestations bien plus nombreuses aussi, dans de nombreuses villes de tailles diverses. Des initiatives qui expriment de la chaleur humaine, de l’espoir… Partout où c’est possible, il faut en être. À qui pourrait-on faire croire que 10 000 personnes de plus ne pourraient trouver place dans un pays qui compte 65 millions d’habitants ? Dans des conditions parfois elles aussi discutables, l’Allemagne en a accueilli un million !

Tous ensemble, ouais !

Les travailleurs doivent se dresser contre cette politique nauséabonde et meurtrière du gouvernement : 3800 personnes sont mortes en Méditerranée depuis janvier 2016. Ils doivent montrer leur solidarité à l’égard de réfugiés avec lesquels ils ont incomparablement plus en commun qu’avec les patrons et les dirigeants politiques à leur service. Les travailleurs ont tout à craindre de ces derniers qui leur volent leurs emplois à coups de dizaines de milliers de licenciements et suppressions de postes. Elle a en revanche tout à espérer des migrants, nouveaux venus qui seront des alliés dans les prochaines luttes tous ensemble.

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 12:16

La ministre des affaires sociales, Marisol Touraine, a prévenu dimanche dernier : des « efforts » seront demandés « à tous les Français ». Un air connu. Revoilà le conseil d’orientation des retraites (l’effrayant COR !) qui sort du bois pour simuler un déficit terrible... en 2020 ! Et qui propose les « pistes » habituelles : nous faire travailler plus longtemps, augmenter les cotisations et baisser nos pensions.

De leur côté, le Medef et les directions syndicales, les « partenaires sociaux », qui décidément s’entendent comme larrons en foire, devraient annoncer cette semaine un accord sur les retraites complémentaires : elles ne seront tout bonnement plus indexées sur l’inflation !

Un gouvernement au service des patrons

Si rien n’est fait, le déficit des caisses de retraite sera de 20 milliards en 2017, nous disent les « experts » appointés par le gouvernement. 20 milliards ! Soit le montant du crédit d’impôts aux entreprises voté en décembre dernier par l’assemblée nationale socialiste... Une goutte d’eau dans l’océan des subventions, des niches fiscales et des commandes d’Etat qui enrichissent toujours plus les grands groupes. Sans même parler des multiples exonérations de charges patronales qui à elles seules expliquent l’intégralité du « trou de la sécu  ».

Pourtant, même dans la crise, le patronat est loin d’être à l’article de la mort. En témoignent les profits des entreprises du CAC 40, publiés cette semaine. Les « réserves de cash » des multinationales atteignent des records historiques : Total, à lui seul, est assis sur un tas d’or de 18 milliards d’euros, immédiatement disponible.

Mais, toute honte bue, le gouvernement n’hésite pas à faire les poches aux salariés et aux retraités pour combler les trous creusés par sa politique d’aide aux plus fortunés.

Retour vers le futur

Les ministres et autres ténors socialistes, reprennent les vieux disques rayés... de Sarkozy, qui avait déjà commis une énième réforme contre les retraites en 2010. L’espérance de vie augmente, ma bonne dame, il faut donc travailler plus. Et cotiser plus. Et gagner moins, à la retraite comme dans la vie active.

Mais que pèse l’augmentation de l’espérance de vie, de quelques mois toutes les décennies, par rapport à l’explosion du chômage qui atteint 10,6 % de la population active et réduit d’autant le nombre des cotisants qui alimentent les caisses de retraite ? A qui la faute, sinon aux patrons qui licencient massivement et vident des usines entières comme celle de PSA à Aulnay-sous-Bois ou de Goodyear à Amiens-Nord ?

Le chômage fait aussi pression sur ceux qui ont un emploi, en les poussant à accepter des salaires de plus en plus bas. Un chantage patronal qui prend aujourd’hui le nom d’« accord compétitivité-emploi » et que les socialistes souhaitent inscrire dans la loi. Un nouveau manque à gagner pour les caisses de retraite, puisque les cotisations sont proportionnelles aux salaires.

Sauvons-nous nous-mêmes !

Interdiction des licenciements, partage du travail entre tous jusqu’à l’extinction du chômage, augmentation des salaires de 300 euros par mois, voilà les mesures qui peuvent réellement « sauver les retraites ». Ce sont donc les ouvriers de PSA, en grève depuis huit semaines pour garder leur emploi, ou ceux de Goodyear, qui font le véritable « effort » pour sortir de l’ornière de l’austérité généralisée. Et c’est Valls qui leur envoie les CRS.

Licenciements, précarité, chantage patronal, et maintenant les retraites. La boucle est bouclée. Au moins, les choses sont claires. Face au patronat et au gouvernement, pour stopper cette politique d’appauvrissement généralisé, il va falloir s’y mettre tous ensemble.

- Interdiction des licenciements et des suppressions de postes !

- Pas touche à nos retraites !

Retraités, salariés, chômeurs, même combat contre le gouvernement et les patrons casseurs d’usines et tueurs d’emplois !

 

Retraites-pas-en-arriere2.jpg

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 11:33

Alors que les vagues de licenciements se succèdent, les patrons se félicitent d’avoir signé un accord qui diminuerait leur « peur de l’embauche »... Ce que Hollande qualifie de « succès du dialogue social » est en fait une vraie machine de guerre contre les travailleurs.

L’accord vise à généraliser tous ces chantages à l’emploi déjà expérimentés dans différentes entreprises. Prétextant des difficultés économiques, les patrons pourront imposer à leurs salariés des baisses de salaire, des fluctuations de la durée du travail et des mutations arbitraires. Une escroquerie légalisée qui leur permet de faire baisser les effectifs, sans même se soumettre aux quelques maigres conditions juridiques et financières d’un PSE.

La servilité des syndicats signataires est pitoyable et révoltante. La CGT et FO ont refusé de signer. Tant mieux car c’était la moindre des choses. Mais le vrai refus ne peut venir que d’une riposte collective de tous les travailleurs.

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 11:33

Tous les mensonges nous sont servis pour justifier la guerre où Hollande vient de s’engager au Mali.
Une opération préparée depuis quelques mois par l’envoi de cadres militaires sur place depuis août et l’acheminement de matériel et d’avions sur les bases françaises des pays voisins.
Certes, les bandes armées islamistes qui ont pris le contrôle du nord du Mali, y exercent leurs pillages et leur dictature sur les populations. Mais étaient-elles vraiment à deux doigts de conquérir Bamako ? Le fait que l’armée française ait lancé, en même temps que cette opération, un raid en Somalie pour tenter de libérer un agent des services secrets français retenu en otage depuis 3 ans, montre que le calendrier était fixé d’avance. Hollande savait qu’avec son offensive au Nord-Mali il risquait la vie des otages français prisonniers dans la région ; il aurait donc bien aimé une auréole de libérateur d’otage, du moins en Somalie. Fiasco : l’otage est mort.

Mais le plus gros des mensonges est bien de prétendre que l’intervention française à pour but de sauver le peuple malien.
La France s’engage au Mali pour la perpétuation de sa main mise sur le pays et de sa position dominante dans les pays de l’Ouest africain et de Centre-Afrique : pour le coton, l’or, le bois… et l’uranium dont Areva exploite les gisements du Niger voisin et une société française explore des gisements maliens.
Cette guerre, qui a fait d’entrée des victimes civiles, pourrait bien se révéler longue, ruiner le pays plus qu’il ne l’est déjà. Qu’on en juge par ce qu’a apporté la guerre de Libye : un pays aujourd’hui en ruine, divisé, où règnent des bandes armées rivales, dominées en grande partie par des extrémistes religieux semblables à ceux que l’on se fait fort de combattre aujourd’hui au Mali.
On nous a montré à la télévision des manifestations de joie à Bamako de Maliens espérant en finir avec la division du pays, la ruine de l’économie, les pénuries, l’explosion des prix et les exodes de populations. On peut comprendre leurs espoirs, ou plutôt leurs illusions. Mais on a omis de nous montrer la manifestation de vendredi dernier, le jour même du début de la guerre, dans les rues de cette même ville de Bamako, de ceux qui disaient NON à l’intervention étrangère. Ils étaient moins nombreux, mais plus méfiants.
Ce n’est pas pour les intérêts du peuple malien que le gouvernement français a pris la tête de cette guerre. La situation catastrophique du Mali est en grande partie l’œuvre de la France, qui en pille depuis si longtemps les richesses. Tout en se payant le luxe de faire, en prime, travailler ici les immigrés maliens dans les travaux les plus durs, sans papiers et sans droits.

Non à l’intervention militaire française !

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 10:29

Après des mois de propagande et menaces de frappes aériennes contre l’Iran, le gouvernement israélien de Netanyahou s’est rabattu sur une cible plus à sa portée : la population palestinienne désarmée de la bande de Gaza. Soit 1,6 million d’habitants enfermés depuis des décennies dans un territoire qui fait trois fois Paris. Une prison à ciel ouvert qui est régulièrement saccagée par l’armée israélienne.

 

En juillet 2006, les troupes d’Israël avaient envahi Gaza en faisant quelque 200 morts et 800 blessés, détruit les infrastructures nécessaires à la vie quotidienne. À nouveau fin 2008, l’approche d’élections avait incité le gouvernement israélien à lancer une opération militaire qui fit 1 700 morts. Aujourd’hui, après quelques jours de bombardements et sur fond de campagne électorale, on compte des dizaines de victimes palestiniennes. Et Israël est sur le pied de guerre.

 

L’hypocrisie et le cynisme des grandes puissances

Des attaques israéliennes ont marqué tout le mois d’octobre sans qu’aucune puissance occidentale ne proteste. L’assassinat du responsable militaire du Hamas ciblé par l’armée israélienne a déclenché les roquettes palestiniennes, que l’État d’Israël invoque maintenant pour s’engouffrer dans la brèche qu’il avait lui-même ouverte.

 

Netanyahou, Premier ministre israélien, se sent carte blanche pour faire campagne sur le dos des Palestiniens. Obama a aussitôt donné un blanc-seing, déclarant hypocritement que « le facteur déclenchant » du conflit était les tirs de roquettes du Hamas (un parti qu’Israël avait favorisé à l’époque pour contrer l’OLP d’Arafat). Et peu importe que Netanyahou ait milité contre sa réélection : l’État d’Israël reste la tête de pont militaire des puissances occidentales dans un Moyen-Orient bousculé par les vagues des révolutions arabes. Hollande suit son maître américain. Il a reçu récemment Netanyahou sans la moindre critique, et son ministre Fabius pérore en Israël sur la paix, devant le spectacle des morts palestiniens sous les bombes.

 

Quand les peuples s’allieront contre leurs oppresseurs

Mais il y a la situation sociale, aussi. Tel-Aviv étale ses quartiers à la Beverly Hills. Mais le plus grand nombre en Israël vit dans la pauvreté, parmi les Arabes israéliens mais aussi parmi tous les autres aux petits salaires et boulots précaires. C’est qu’Israël dépense quelque 6,5 % de son PIB en armement, l’un des pourcentages les plus élevés au monde. C’est aussi qu’Israël aujourd’hui, comme tous les États, privatise et précarise à tout crin – dans l’intérêt du patronat. L’austérité a sa traduction en hébreu. Netanyahou avance précisément un nouveau programme d’étranglement, qui trouve de la résistance dans les classes populaires, parmi nombre de travailleurs, syndicalistes, enseignants descendus dans la rue au printemps dernier, à l’instar des voisins égyptiens.

 

Faire parler les bombes, faire résonner les bruits de bottes et brandir le drapeau de la prétendue « union nationale » pour détourner les classes populaires de leurs intérêts communs, c’est une politique classique de toutes les bourgeoisies. Les dirigeants du Hamas, de leur côté à Gaza, l’utilisent de la même façon.

 

Le 14 novembre dernier, jour J des nouveaux bombardements sur Gaza, des travailleurs se mobilisaient partout en Europe, particulièrement nombreux et déterminés en Espagne et au Portugal, avec la conviction, un peu partout exprimée, d’appartenir à une seule et même communauté d’intérêts. Les prolétaires d’Israël, de Gaza ou d’Égypte, ont comme nous des intérêts communs à faire prévaloir face à la crise. C’est de la contagion potentielle, en Israël, des colères contre les effets de la crise que Netanyahou tente aussi de se prémunir par ses bombes. À leur façon, celles-ci nous visent aussi.

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 17:21

Comme le signalait le 9 octobre un délégué CGT de l’usine PSA d’Aulnay : « Si le gouvernement était vraiment du côté des travailleurs, les CRS devraient être envoyés au Medef et à la direction de Renault et Peugeot, car c’est eux les délinquants qui licencient ». Mais le nouveau président socialiste a choisi ouvertement son camp en recevant à coups de matraques et de gaz lacrymogènes les ouvriers de PSA, Renault, Doux, Sanofi, Goodyear, Ford, Fralib et bien d’autres, venus défendre leur emploi devant le salon de l’auto.

La matraque pour les ouvriers, le tapis rouge pour les patrons

La différence de traitement est remarquable lorsque le gouvernement s’adresse au patronat. Quelques pirates millionnaires du monde des start-up prennent la mouche contre un nouvel impôt ? Il leur suffit de monter un groupe facebook sous le faux nez des « pigeons » pour qu’en un rien de temps la mesure soit retirée.

La famille Peugeot annonce la suppression de 8000 emplois et la fermeture d’Aulnay ? Mais c’est le gouvernement qui commande un rapport pour justifier les licenciements et Montebourg, ministre du redressement productif, explique doctement que c’est « un mal nécessaire pour remettre le groupe sur de bons rails ».

Mittal annonce la fermeture des hauts-fourneaux de Florange alors que le groupe fait des profits record ? Mais le gouvernement accepte son chantage intolérable : soixante jours, pas un de plus, pour trouver un repreneur. Sanofi, 9 milliards de bénéfice net en 2011, annonce la suppression de 900 postes en France ? Mais Montebourg tient à préciser que le groupe a « suivi les recommandations du gouvernement ».

Comme si cela ne suffisait pas, la politique de la droite sur le « coût du travail  » est intégralement reprise : le gouvernement promet d’alléger les cotisations patronales de quarante milliards d’euros d’ici 2017. Toutes les pistes sont envisagées pour compenser le manque à gagner pour les finances publiques : la hausse de la CSG tient la corde, et elle pourrait être complétée par une hausse de la TVA. Sarkozy avait rêvé de la fameuse « TVA sociale », c’est Hollande qui veut la mettre en place !

Tourner autour de tables rondes ou se mettre au carré ?

Les démonstrations sont donc faites : le nouveau gouvernement est sans ambiguïté du côté du patronat. Et pourtant, les directions des grandes confédérations syndicales continuent de faire comme si la négociation avec les ministres socialistes pouvait améliorer le sort des travailleurs. Contrats de génération, augmentation de la flexibilité, accords « compétitivité-emploi » sont l’objet de différentes tables rondes locales ou nationales presque quotidiennes, en présence du Medef et d’où ne filtre aucune information.

Pas étonnant dans ces conditions que les initiatives de lutte soient savamment dispersées secteur par secteur : un jour l’industrie, un autre les retraités, un jour la santé, un autre les cheminots, etc. Et lorsque l’une d’entre elles sort du lot, comme la journée du 9 octobre sur l’emploi, les grands manitous des directions syndicales s’en excusent à demi-mot en prétextant qu’il s’agit d’une « aide apportée au gouvernement pour prendre les bonnes décisions » (Bernard Thibault). Ce n’est pourtant pas des compliments sur Hollande qu’on entendait dans les cortèges nombreux et déterminés de travailleurs venus dire non aux licenciements !

Non, l’heure n’est pas à négocier les reculs sociaux. Mais plutôt à rassembler nos forces pour imposer des mesures vitales pour notre classe, à commencer par l’interdiction des licenciements dans le privé, la fin des suppressions de postes dans le public et le refus de tous les chantages contre nos salaires et nos conditions de travail.

C’est pour mettre en avant ces objectifs qu’il faudra saisir toutes les occasions de protester, en œuvrant pour que les réactions isolées se transforment en une contre-offensive d’ensemble.

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 10:12

Samedi soir sur nos écrans télé, on a pu voir les ouvriers de Ford Blanquefort, venus de Bordeaux, et ceux de PSA d’Aulnay, investir le Salon de l’automobile pour y semer un joyeux bazar. Les reportages de France 3 ont également montré les salariés des différentes entreprises du 93, rejoints par ceux de Ford, aux côtés de ceux de PSA, lors du rassemblement de l’après-midi à la cité des 3000 d’Aulnay. Ce qui était aussi remarquable, c’est qu’au salon de l’auto les ouvriers qui manifestaient ont reçu un accueil enthousiaste et solidaire de la part du public. Car ceux qui viennent admirer les belles mécaniques du Mondial (sans pouvoir se les payer d’ailleurs !) sont souvent eux-mêmes des travailleurs qui craignent pour leur emploi. Alors tant mieux si ceux qui se battent en ce moment dans toutes les entreprises, nombreuses, où plane la menace des licenciements, parviennent à attirer l’attention de ceux qui ne se battent pas encore, mais pourraient les rejoindre bientôt !

Le chantage patronal

Car le patronat, de son côté, est plus que jamais résolu à mener l’offensive contre les travailleurs. En témoignent les récentes déclarations de Philippe Varin et Carlos Ghosn, PDG de PSA et de Renault, sur la « compétitivité ». Ces messieurs, la bouche pleine de profits (588 millions d’euros pour PSA, 1,2 milliards pour Renault en 2011), en appellent au gouvernement pour assurer plus de « flexibilité » et faire baisser le « coût du travail ». Tout cela dans le seul but de grignoter le plus de parts possibles sur le marché mondial, en s’entendant pour mener la guerre aux travailleurs. C’est ainsi que les patrons réclament en chœur la possibilité de licencier comme ils l’entendent, et de surcharger de boulot ceux qui restent tout en gelant leurs salaires, pour faire toujours plus de profits. Là-dessus, plus question de concurrence : Varin, Ghosn et tous les autres, oublient bien vite leurs différends, dès lors qu’il s’agit de mettre au point une stratégie pour presser les travailleurs comme des citrons.

Stratégie qui passe, d’abord, par les (trop !) fameux accords de « flexibilité » ou de « compétitivité » que les patrons comme le gouvernement essayent de faire avaler aux salariés. Baisse des effectifs, mobilité interne forcée, suppression de RTT... en échange de déclarations bidon sur le maintien de l’emploi. Et tout cela se fait avec la complicité du gouvernement socialiste, qui appelle ces accords pourris du « donnant-donnant » ! Une complicité active d’ailleurs, puisque Hollande vient de dévoiler son plan d’austérité : au programme, hausse d’impôts même pour les ménages modestes, et coupes claires dans des budgets comme celui de la santé et de la culture, bref coup bas sur coup bas et la volonté, là aussi, de faire payer la crise aux travailleurs.

Refusons l’austérité !

Face à ces attaques en règle, les travailleurs doivent se donner leur propre stratégie. Et commencer par coordonner les luttes qui existent déjà. Après la manif au Salon de l’auto, une cinquantaine de travailleurs de Ford se sont joints, à l’invitation de la CGT de PSA Aulnay, au rassemblement organisé à la Cité des 3000, où ils ont retrouvé leurs camarades de PSA, mais aussi ceux de Sanofi, Air France, Presstalis, Magneto (sous-traitant de PSA) et de bien d’autres boîtes plus petites. C’est à ce genre d’occasions que l’on peut poser les premières pierres d’une telle coordination. Il faut que ceux qui se battent déjà unissent leurs forces, et s’adressent aux autres travailleurs, dans le privé et dans le public, car les problèmes sont les mêmes pour tous.

Refusons l’austérité, les accords piégés du patronat et du gouvernement, et imposons certaines mesures vitales pour les travailleurs, comme l’interdiction des licenciements et le partage du travail entre tous avec maintien des salaires.

La journée du 9 octobre contre l’austérité, peut et doit être une occasion de se retrouver tous ensemble dans l’action, dans la grève, dans les manifestations. Et de préparer déjà la suite !

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 09:46

Le rapport de l’expert gouvernemental sur PSA, du dénommé monsieur Sartorius, est tombé la semaine dernière. La direction de PSA peut jubiler : son plan massif de réduction de 8 000 postes vient d’être entériné par l’expert : « la nécessité, dans son principe, d’un plan de réduction des effectifs n’est malheureusement pas contestable » a-t-il déclaré.

Mais de l’aveu même de ce rapport, «  Le groupe PSA a distribué des dividendes pour un montant total de 2,8 milliards d’euros ». Les voilà les prétendues difficultés financières de PSA !

Le gouvernement entérine les licenciements massifs…
Côté gouvernement, ce qui était « inacceptable » pour François Hollande en juillet est désormais devenu « normal ». Arnaud Montebourg, qui avait fait semblant de gronder PSA, juge aujourd’hui que « des mesures de redressement sont indispensables ».

Ce n’est pas pour rien que tous les travailleurs ont aujourd’hui les yeux fixés sur le sort des ouvriers de PSA. Nous sommes tous dans le même bain.

Car ces licenciements et fermetures à PSA, Fralib, Air France, Sanofi, Doux et tous les autres ne sont que les premiers volets d’une attaque générale contre les travailleurs que le patronat prépare avec l’aide active du gouvernement.

… et voudrait faire avaler le chantage patronal par des négociations
Une attaque que le gouvernement voudrait « négocier », et qu’il qualifie de « réforme du marché du travail ». Traduire : la flexibilité, la baisse des salaires et la précarité pour les salariés, et de nouvelles dérogations au droit du travail, de nouvelles subventions et protections pour les grands patrons voulant se tailler une meilleure part de gâteau dans la concurrence internationale.

Et cette réforme au bénéfice des multinationales française, prend le nom de ce que les patrons et le gouvernement baptisent « accords compétitivité-emploi ». De quoi s’agit-il ?

Le ministère du travail vient d’amorcer vendredi un long cycle de négociations avec les confédérations syndicales, « pour une meilleure sécurisation de l’emploi », dit-il, présenté comme un « accord gagnant/gagnant ». Doublement gagnant pour le patronat, oui, et doublement perdant pour les travailleurs.

L’exemple de Sevelnord
Car le prototype de ce type d’accords, salué par le patronat de la métallurgie, est celui qui a été signé en juillet dernier à Sevelnord – une entreprise qui est désormais propriété du seul groupe PSA (encore lui) – par tous les syndicats sauf la CGT.

Au menu de l’accord Sevelnord : gel des salaires sur au moins 2 ans ; perte de 4 jours de RTT ; un temps de rattrapage obligatoire « si la production journalière n’est pas atteinte » ; mobilité interne devenue « prérogative de l’employeur » et donc imposée, avec possibilité de mutation vers un poste de qualification inférieure ; mobilité externe dans le groupe PSA ou dans d’autres entreprises, etc.

Objectif de la direction : gagner 1000 € par véhicule produit, et supprimer près de 1000 postes selon les calculs de la CGT. Voilà l’accord prototype que le gouvernement voudrait « négocier », et donc faire accepter aux syndicats complaisants en agitant le chantage à l’emploi.

La rentrée sociale, c’est maintenant
C’est cela que les travailleurs doivent refuser en préparant une riposte d’ensemble. C’est ce refus que les salariés de l’automobile et d’ailleurs préparent à l’occasion :

  • du rassemblement des salariés de PSA le 29 septembre à Aulnay-sous-Bois,
  • de la montée à Paris le même jour des ouvriers de Ford Blanquefort,
  • du rassemblement le 9 octobre au salon de l’automobile à Paris,
  • et des manifestations nationales, également le 9 octobre, contre l’austérité avec des salariés de bien d’autres entreprises.
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