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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 21:12

 

Vendredi 12 décembre, des milliers de travailleurs italiens sont descendus dans la rue à l’appel des syndicats. Il y a plusieurs mois alors que le Premier ministre italien faisait une visite du siège du gouvernement à Manuel Valls, il lui a montré une pièce en disant : « Tu vois, c’est celle qu’on réserve d’habitude pour les négociations sociales. Eh bien, c’est fini, je ne vais plus perdre mon temps avec les syndicats ! » (Le Monde). Ambiance ! Face à un gouvernement dit « de gauche » qui mène une politique extrêmement violente contre les travailleurs, l’espoir qu’ont eu certains suite à son arrivée au pouvoir a vite été déçu, à peine dix mois plus tard. D’un côté comme de l’autre des Alpes on assiste à la même histoire !

Vendredi, les milliers de salariés en grève se sont retrouvés dans la rue pour manifester contre un projet de loi qui généralise la flexibilité et la précarité des contrats de travail et facilite les licenciements. Les secteurs du privé comme du public étaient mobilisés, mais aussi la jeunesse avec des lycéens, dans plus de 50 villes italiennes. Avec un taux de chômage à près de 13 %, le blocage des salaires et une réduction des budgets, des dizaines de milliers de travailleurs ont voulu protester contre ce gouvernement qui multiplie les mesures en faveur du patronat. http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTGzEE71WBpp62UlhAH3N2q1fp27sGeIcRig_kLYgB9apuobcU0xoiCV7LT

Les travailleurs d’Italie ont bien raison de se battre contre ces politiques d’austérité qui font payer la crise aux classes populaires. Mais ce n’est pas avec une grève de 8h qu’ils pourront faire plier ce gouvernement. En France comme en Italie face à des gouvernements de combat, peu importe l’étiquette derrière laquelle ils se cachent, il faut se retrouver tous ensemble dans la rue pour faire preuve d’autant de hargne qu’eux dans le combat ! 

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 20:40

 

Le 26 septembre, des étudiants, futurs instituteurs, arrivent dans une grande ville, Iguala, pour collecter des fonds. Leur bus est attaqué par la police qui fait 6 morts et 43 d’entre eux sont enlevés. Le 8 novembre, on apprend qu’ils ont été tués puis incendiés. C’est seulement après de nombreuses manifestations, que le président mexicain se décide à envoyer la police fédérale à la recherche de ces étudiants. Les liens connus de tous entre les cartels de la drogue et les politiciens de la région sont alors mis au grand jour. Le maire de la région qui a essayé de s’enfuir avec sa femme ainsi que 22 policiers sont arrêtés.

Ces étudiants n’ont pas été visés au hasard. Ils s’étaient révoltés contre le meurtre d’un leader paysan local, et avaient accusé le maire d’Iguala. Depuis, ils étaient dans sa ligne de mire.

Ce drame n’est malheureusement qu’un épiphénomène dans un pays rongé par la corruption. Depuis des années, aux côtés de la bourgeoisie mexicaine et des trusts américains, les cartels s’enrichissent.

Face à la répression et au mépris du gouvernement, cette crise est devenue en quelques semaines le symbole d'une colère profonde de la population contre le régime.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 19:40

 

Voilà 27 ans que Blaise Compaoré règne sur le Burkina Faso, petit pays d'Afrique subsaharienne. C'est d'ailleurs un bon élève de l'impérialisme français en Afrique.

Arrivé au pouvoir en 1987 en renversant un militaire trop indépendant au goût des dirigeants français, il privatise rapidement les entreprises publiques sur les conseils du Fonds Monétaire International. Il enrichit au détriment de la population des hommes d'affaires burkinabés et plus encore des multinationales françaises comme Bolloré et Vinci. Célébré comme le pilier de la « stabilité » de la région par la France, il est le bras droit de Hollande dans la guerre au Mali. Il n'avait donc pas de réelle raison pour ne pas réécrire pour la cinquième fois la constitution et rester encore 5 à 15 ans.

http://observers.france24.com/files/obs_article_images/cropped520_manif%20bobo.jpg

C'était sans compter les aspirations démocratiques du peuple burkinabé. Depuis fin octobre, les manifestations s’enchaînent dans tout le pays pour réclamer son départ. Pour ces centaines de milliers de jeunes qui descendent dans la rue, c'est le moment de dire son raz-le-bol de ce dirigeant au pouvoir depuis leur naissance. Son raz-le-bol de la vie chère aussi, et de l'éducation publique de mauvaise qualité. Déterminés, manifestants et grévistes ont bravé la répression qui a fait des dizaines de morts. Le dictateur n'a pas tenu une semaine. À l'heure où nous écrivons, l'armée vient de reprendre les rênes du pouvoir. Il n'est pas sûr que la rue lui laisse tranquillement gérer la « transition » qui maintiendrait le régime en place et ne résoudrait en rien les exigences sociales. Et en tout cas, c'est ce qu'il faut souhaiter !

 


 


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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 18:26

 

Depuis le 27 septembre la contestation grandit dans les rues de Hong-Kong. La « révolution des parapluies » s’oppose à une réforme des élections dans cette région autonome chinoise. Le pouvoir central prévoit de faire élire le représentant local au suffrage universel après désignation des candidats par... lui-même. La mobilisation est composée d’étudiants et de lycéens organisés sous la bannière « Occupy Central », marquant l’occupation du quartier d’affaires de la ville. Les lycéens ont rejoint le mouvement étudiant en organisant assemblées générales et rassemblements, parfois avec l’aide de leurs professeurs. D’abord prudent, Pékin a commencé à durcir sa réponse en s’en prenant physiquement aux manifestants et en verrouillant les réseaux sociaux.


La jeunesse hongkongaise n’a pas peur d’affronter les policiers envoyés par le régime « autoritaire » de Pékin, qui bafoue les libertés individuelles et collectives et qui assoit son pouvoir sur le développement du capitalisme le plus sauvage. Cette jeunesse est prête à lutter pour défendre ses idéaux. Mais pour que sa lutte ne soit pas vaine, il faudra des revendications bien plus ambitieuses que le suffrage universel et l’indépendance. S’il se sent menacé, l’Etat, au service des capitalistes, qui a entre ses mains la police et l’armée, fera taire les révoltés par les armes et la torture comme à Tian’anmen en 1989. Un seul salut pour les révoltés de Hong-Kong et de tous les pays : la révolution sociale.

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 17:22

 

Après 50 jours d’une guerre acharnée du gouvernement israélien contre la Palestine, la situation de ce peuple enfermé dans une prison à ciel ouvert est dramatique. Selon un sondage de l’ONU, les bombardements ont causé 2 131 morts (parmi lesquels 501 enfants), 18000 immeubles détruits, 108000 personnes sans logis...

Malgré ce bilan effarant, le soutien à Israël de la plupart des gouvernements occidentaux a encore une fois été sans faille. Il a fallu que les morts s’amoncèlent et que les manifestations de colère se multiplient à l’étranger pour que la presse parle enfin de massacre.

Paris a connu cet été parmi les plus massives mobilisations de solidarité de son histoire... mais la colère contre cette boucherie s’exprime aussi en Israël, par la bouche de travailleurs qui connaissent, eux aussi, la précarité et l’injustice.

Tous ceux qui cherchent à creuser le fossé de sang entre les peuples palestinien et israélien, prétendant défendre un mur ou une ville sainte, ne font que perpétuer cet état de guerre permanent. Seule solution : une perspective internationaliste, qui permettrait aux travailleurs palestiniens et israéliens de lutter ensemble.

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 17:21

 

Le 18 septembre, un référendum aura lieu en Écosse posant la question de son indépendance vis-à-vis du reste du Royaume-Uni. Le camp du « non » a longtemps été donné vainqueur mais les derniers sondages affirment que le « oui » pourrait l'emporter à une courte majorité. Chaque camp se démène pour emporter la décision.

Les partisans du « non », qui vont de l'extrême droite britannique au parti travailliste, promettent les pires malheurs aux Écossais : effondrement de la livre sterling, départ des grandes banques, désinvestissement des trusts britanniques et de l'armée anglaise qui emploie beaucoup de monde en Écosse. Les plus réacs promettent même une arrivée massive d'immigrés clandestins.

Les séparatistes, eux, promettent monts et merveilles : moins d'impôts, le bénéfice exclusif du pétrole de Mer du Nord, la sauvegarde du système de santé auquel Londres s’attaque. La revendication d'indépendance s'est renforcée avec la crise économique, mais c'est une illusion entretenue par les démagogues de croire que tous les problèmes viendraient de Londres (et surement pas du capitalisme...).

De Thatcher à Cameron, les travailleurs écossais ont déjà eu leur lot de trahisons et d'attaques, c'est vrai. Mais de nouvelles frontières n'y changeront rien, car les patrons écossais sont aussi des exploiteurs. La bourgeoisie semble divisée, mais elle sera toujours unie pour exploiter les salariés écossais. Ils ne peuvent pas plus compter sur un potentiel État écossais que sur l'actuel britannique pour défendre leurs droits, mais au contraire, sur leurs luttes et leur conscience internationale.

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 22:13

 

A quelques jours du lancement de la Coupe du Monde de Football, le monde a les yeux tournés vers le Brésil mais pas uniquement vers les stades... Dans les rues des grandes villes, la colère éclate face à ces milliards engloutis pour organiser la coupe du Monde.Les autorités craignent une véritable grève générale. Après les professeurs, les policiers, les employés des musées et les conducteurs de bus, ce sont désormais les techniciens des compagnies aériennes qui menacent de cesser le travail.

La semaine dernière, une grande partie des 10.000 employés du métro de Sao Paulo, la capitale économique, se sont lancés dans une grève illimitée...Ces travailleurs réclament en premier lieu des hausses des salaires face à l’augmentation du cout de la vie. En effet, au Brésil, la croissance folle a fait la prospérité d’une nouvelle couche de riches mais a aussi fait exploser les prix.

Pour un salaire minimum 4 fois inférieur au SMIC français, le Brésil affiche des prix souvent comparables voire supérieurs aux prix en Europe.

Il y a tout juste un an, le prix du ticket de métro à Sao Paulo avait dépassé l’équivalent d’un euro. C’est ce qui avait déclenché les manifestations d’un million de personnes. La répression exercée par la police militaire n’a pas eu raison de cette colère.

Au-delà du prix des transports, ce qu’exprimaient les classes populaires c’est le refus d’un Brésil aux mains des riches. Et à la veille de la grande parade qui montrera un Brésil rutilant et scintillant, ce sentiment n’a fait que s’accroitre. Ce ne sont plus seulement des manifestations mais des grèves en série qui menacent de paralyser le pays.

 

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 16:11

Au Bengladesh, il assassine

1 127 morts, principalement des ouvrières. C'est le bilan de l'effondrement d’un immeuble de Dacca au Bengladesh où s'entassaient des ateliers de confection textile. En devenant la deuxième catastrophe industrielle de l'histoire, cette tragédie a attiré l'attention sur les conditions d'exploitation criminelles que font régner les patrons - et les multinationales qui leur passent commande - dans cette partie du monde. Pour fournir des fringues à bas prix aux grandes (et petites!) marques, les ateliers sont insalubres et dangereux ; Les incendies y sont monnaie courante. Jeudi dernier, l'un d'entre eux a fait une dizaine de morts, à quelques kilomètres des ruines de l'immeuble effondré.

 

La riposte des travailleurs du textile

La plupart des grandes entreprises se sont ruées sur le Bengladesh comme elles l'ont fait sur la Chine et d'autres pays où la misère est répandue. Objectif : exploiter une main d’œuvre bon marché et privée de droit sociaux. Un ouvrier du textile bengladais gagne moins de 40 dollars par mois en moyenne et n'a pas le droit de s'organiser syndicalement... sauf si son patron le lui permet ! L'appétit insatiables des rapaces capitalistes a trouvé sa limite : la riposte des exploités. Suite au drame de Dacca, la contestation s'est emparée des ateliers de confection bengladais : grèves, manifestations, pressions des salariés sur les chefs. Les travailleurs du textile ont fait perdre leur arrogance à ceux qui les tuaient à la tâche, aux grands donneurs d'ordre ainsi qu'au gouvernement. Ce dernier a été contraint d'annoncer que les salariés seraient désormais libres de se syndiquer. En outre, toujours d'après les dires du gouvernement, le salaire minimum sera augmenté. Cette augmentation fait suite à une autre de 80% obtenue quelques année plus tôt après de grandes grèves dans le textile.

 

Ceux qui exploitent là-bas sont

ceux qui nous exploitent ici

Les conditions de vie des travailleurs et des jeunes bengladais sont bien différentes de celles d'un français mais ce sont deux facettes du même système économique à la tête duquel se trouvent les mêmes grandes entreprises. Notre intérêt est le même : renverser ce système criminel qui ne tournent que pour enrichir une infime minorité de la population mondiale en exploitant le travail de l'écrasante majorité.

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 12:14

Deux ans après les événements qui ont chassé Ben Ali du pouvoir, la révolution tunisienne semble entrer dans une nouvelle phase. L'assassinat le 6 février de Chokri Belaïd, un opposant au pouvoir actuel, a provoqué deux jours plus tard une nouvelle vague de manifestations à Tunis, mais aussi dans les régions les plus déshéritées du centre du pays. Le même jour, les partis d'opposition et la centrale syndicale UGTT ont appelé à la grève générale.

 Les islamistes d'Ennahdha discrédités

Depuis que la coalition dominée par le parti islamiste Ennahdha dirige le pays, la situation économique des travailleurs tunisiens, principal moteur de la révolution de 2011, n'a pas connu d'amélioration. Au contraire, le chômage et la pauvreté se sont aggravés, particulièrement dans les régions de l'intérieur du pays. En plus, une véritable répression de l'opposition est à l’œuvre, notamment au moyen de milices proches des islamistes au pouvoir et regroupées au sein de la « Ligue de Protection de la Révolution » (L.P.R.). La priorité de cette dernière semble plutôt la protection des intérêts du pouvoir : assassinat d'un opposant lors d'une manifestation en octobre 2012, attaque violente contre le siège de l'UGTT en décembre 2012, jusqu’au dernier meurtre qui a déclenché la colère du pays.

Les luttes comme alternative

Après la proposition d'un gouvernement « de technocrates » refusée par son propre parti (Ennahdha), la démission du Premier ministre islamiste Jebali le 19 février laisse planer l'idée d'une coalition entre Ennahdha et des partis libéraux de droite et du centre. Cette perspective arrangerait bien les puissances occidentales, mais les événements actuels, manifestations et grèves, montrent la volonté d'un réel changement de la part des Tunisiens et le rejet d'un pouvoir qui joue la carte de l'islamisme radical en continuant les mêmes politiques d'exploitation et de misère. C'est à travers ces luttes que seront vraiment défendus les intérêts des opprimés tunisiens...

 

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 18:25

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La guerre au Mali bat son plein, avec les destructions, les morts, les blessés qu’elle ne peut que provoquer. Hollande prétend régler rapidement le problème du terrorisme islamiste au Nord-Mali, dont la population voudrait être débarrassée. Mais il ne suffira pas de les chasser des villes pour en finir avec ces bandes de fanatiques religieux qui recrutent sur la misère entretenue par les multinationales qui pillent la région, et ont pullulé suite à l’intervention occidentale en Libye.

Cessons la naïveté servie et resservie par le battage médiatique des dernières semaines : la France ne s’engage au Mali que pour sauver sa mainmise sur le pays et sa position dominante sur l’Ouest africain et la Centrafrique : pour le coton, l’or, le bois… et l’uranium dont Areva prospecte des gisements prometteurs au Mali et exploite dès à présent les gisements du Niger voisin. Cette guerre n’est ni la nôtre, ni celle du peuple malien, c’est celle de l’impérialisme français qui n’a jamais quitté l’Afrique.

Notre guerre à nous, c’est celle contre les voleurs capitalistes, leurs cliques au pouvoir, et les groupuscules terroristes qui jouent de la misère laissée par le pillage économique en Afrique. Et seule une mobilisation de chacun pourra mettre fin au règne des pillards qui mènent leurs guerres impérialistes en Afrique, et une guerre sociale contre les travailleurs en France.

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