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Pour la coordination des luttes des
travailleurs face aux licenciements :

Collectif contre les patrons voyous et licencieurs

Les organisations politiques dont nous sommes proches :


21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 22:16

Le texte définitif des ordonnances modifiant le code du travail est désormais connu.

Il prévoit de faciliter encore plus les licenciements, de revoir à la baisse les contrats de travail et de précariser encore un peu plus les travailleurs et la jeunesse !

Ces textes sont taillés sur mesure pour le grand patronat français. Alors que les entreprises du CAC 40 ont enregistré plus de 50 milliards de bénéfices au premier semestre 2017, soit une augmentation de 25 % par rapport à l’an dernier, le patronat en réclame toujours plus. En effet, le président du MEDEF Pierre Gattaz, ose même déclarer que les ordonnances de Macron ne serait qu’une « première étape ».

Ce n’est pourtant pas qu’une simple étape ou une loi de plus pour les millions de travailleurs et de jeunes qui sont concernés par ces ordonnances, mais une attaque destructrice contre les salariés que prévoit le gouvernement.

LE PLAFONNEMENT DE L’INDEMNITÉ POUR LICENCIEMENT ABUSIF EST UNE ATTAQUE IGNOBLE POUR TOUT LE MONDE.

Cette mesure prévoit de permettre à un patron de licencier quiconque sans « cause réelle ni sérieuse » et de devoir seulement payer en échange un maximum d’indemnité de 20 mois de salaire pour quelqu’un qui a 30 ans d’ancienneté dans l’entreprise. L’employeur n’aura plus qu’à prévoir une somme convenue à l’avance par la loi pour pouvoir licencier comme il l’entend !

Par exemple une employée — même cadre supérieure — pourrait se voir licencier à 55 ans sans motif. Alors qu’elle aurait donné 30 ans de sa vie à l’entreprise, elle ne pourrait prétendre qu’à 2 ans de salaire en indemnités.

Ce n’est donc pas pour réduire le chômage que cette mesure est là, mais bien pour donner les coudées franches au patronat qui pourra d’autant plus faire pression sur les salariés et sans débarrasser quand bon lui semble.

 

LA DURÉE DES CDD ET LE NOMBRE DE LEURS RENOUVELLEMENTS.

Cela peut être modifié par la branche d’activité au bon vouloir des patrons du secteur et donc varier d’une branche à l’autre. Cela risque de se traduire par un plus grand nombre de CDD ! C’est donc plus de précarité que le gouvernement nous offre.

 

LA PRIMAUTÉ DE L’ACCORD D’ENTREPRISE SUR LE CONTRAT DE TRAVAIL.

C'est l’une des mesures phares des ordonnances, faciliter les référendums d’entreprise à l’initiative de la direction ! Seulement il n’existe pas d’égalité entre un employeur et un employé, c’est un rapport de subordination : un employeur peut licencier, changer les horaires, donner des

primes à un salarié, l’inverse n’est JAMAIS vrai. D’autant plus que le refus d’un travailleur de voir son contrat de travail modifié, suite à un accord d’entreprise, constituera désormais un motif de licenciement !

Nombre d’entre nous sont déjà des étudiants/travailleurs, cela nous concerne donc pleinement car au bout du compte, nous serons tous amenés à travailler et à subir de plein fouet ces lois ignobles du gouvernement et du patronat.Nous sommes donc toutes et tous concerné-e-s par les ordonnances de Macron aussi bien dans les entreprises que dans les lieux d’études. En effet, on oublie souvent les travailleurs — ceux qui nous permettent d’étudier (enseignants contractuels, personnels des bibliothèques, personnels d’entretien, de restauration, etc.).

C’est pourquoi nous pensons qu’il est essentiel de s’organiser avec nos collègues d’étude et de travail pour rejoindre la journée de grève et de manifestation du 12 septembre et marquer dès la rentrée notre refus de ce projet de société.

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 21:14

Au cinéma : La jeunesse de Marx

Après la réalisation de son film I am not a negro sur la lutte des noirs américains contre la ségrégation, le réalisateur Raoul Peck  nous plonge dans la jeunesse de Karl Marx, le théoricien des idées communistes.

 En 1844, Marx a 26 ans, il est expulsé de Prusse pour ses idées subversives.  En exil à Paris, il côtoie le milieu socialiste de l’époque, et fait la rencontre d’Engels, avec qui il scelle une amitié et une complicité politique de toute une vie.  Dans une période marquée par le développement du capitalisme, une nouvelle classe sociale émerge : la classe ouvrière. Marx prend fait et cause pour ses ouvriers exploités par le capital et comprend que leur puissance grandissante  font d’eux la principale force qui balayera le vieux monde. 

Peck nous montre un Marx démystifié, un Marx militant dont la pensée évolue au milieu des luttes ouvrières.

Le film sort en France le 27 septembre. De quoi nous donner envie de changer la société dans un monde où le capitalisme continue de sévir.

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 23:48

Quand Philippe Poutou défend son programme sur un plateau télé ou derrière un micro, cela ne rate pas. Il y a toujours un journaliste pour lui rétorquer : mais n’est-ce pas utopique ?

 

Utopiques aujourd’hui, ces mesures d’urgence pour le monde du travail ? Utopiques, l’interdiction des licenciements et des suppressions de postes, le partage du temps de travail entre tous jusqu’à ce que tout le monde ait un emploi ? Utopique qu’il n’y ait pas un salaire inférieur à 1 800 euros net ? N’est-ce pas un minimum que d’avoir un emploi et un salaire (qui est même au-dessous du salaire moyen de 2 200 euros) ? S’il fallait cocher la case, comme si souvent on nous y invite, vous diriez quoi de ce programme de 1 800 euros minimum : « très bien », « bien », « passable » ou « insuffisant » (surtout quand on a des gosses) ? Des Marine Le Pen, François Fillon ou autres Bruno Le Roux pensent que c’est parfaitement utopique… de vivre avec si peu ! Et ils trouvent des jobs à leur petite famille, sur des deniers publics, bien mieux payés que cela !

 

 

Serait-ce utopique encore, que les salariés de l’automobile, des banques, des transports, des hôpitaux ou du nettoyage, ceux qui font tourner la machine, aillent mettre un peu leur nez dans les comptes de leurs patrons ? Car ce sont surtout les patrons qui nous sortent la rengaine qu’il serait utopique d’embaucher et d’augmenter les salaires !

 

Utopique, la fin d’un cauchemar ?

Bref, utopique d’en finir avec la gangrène du chômage qui touche en réalité jusqu’à cinq millions de personnes ? Utopique d’en finir avec la plaie des 250 000 SDF dans le pays, dont des milliers de personnes vivant en permanence dans les rues des grandes villes (15 000 dont c’est la situation dite « stable » à Paris) ? Utopique de remettre sur ses pieds une société où huit multimilliardaires possèdent autant que la moitié la plus pauvre du monde ? Utopique d’envisager la fin de l’horreur des guerres qui ravagent le Moyen-Orient et une partie de l’Afrique, et dont la rapacité des trusts des grandes puissances est en grande partie responsable ?

 

La question qui tue, celle des moyens !

Deuxième cartouche sortie par ceux qui nous reprochent d’être chimériques et ne peuvent pas nier que le programme d’urgence avancé serait un minimum : mais comment vous chiffreriez la dépense ? Comment vous financeriez ? Où trouver l’argent ? Il n’y en a déjà plus dans les caisses de l’État… Taratata…

Bien sûr on peut répondre, on répond d’ailleurs, selon le refrain de nos manifs, que « l’argent il y en a, dans les caisses du patronat ». On donne même des chiffres en millions ou milliards, par exemple ces 100 à 150 milliards d’aide que l’État verse chaque année à un grand patronat richissime (voir les performances du CAC 40), qui pourraient avanta­geusement financer les postes manquants dans les écoles ou les hôpitaux ; on chiffre ce que la suppression du budget militaire rapporterait pour construire des logements dits « sociaux » et donner ainsi à la fois des logements aux sans-abri et du travail dans le bâtiment…

Des chiffres, en voulez-vous ? En veux-tu ? en voilà ! Par exemple, les 56 milliards distribués en dividendes en 2016 aux actionnaires du CAC 40 auraient permis de créer, en incluant toutes les cotisations sociales, près d’un million et demi d’emplois à 1 800 euros net par mois. Et on en passe.

 

Mais notre nombre d’or est ailleurs !

Ce n’est pas qu’une question de millions d’euros. L’unité décisive de mesure n’est pas celle-là, selon nous ! C’est en travailleurs, et travailleurs en lutte, qu’il faut compter. L’an dernier contre la loi Travail, on a harcelé pendant quatre mois le gouvernement, mais une fois seulement, et pour un jour seulement un million de travailleurs sont descendus ensemble dans les rues des villes du pays. Cela n’a évidemment pas suffi.

Il faut qu’on donne plus, qu’on paie plus ! Avec une grève générale, une vraie de dix millions de travailleuses et travailleurs, on commencerait à sortir de l’utopie et à rendre réalistes nos quelques mesures d’urgence. C’est cela, le coût ou le prix. Et qu’est-ce qu’un ou deux millions en lutte, sur un total de plus de 20 millions de salariés en France ? Sans compter qu’ils entraîneraient derrière eux des centaines de milliers de jeunes, de chômeurs et bien d’autres. Et à ce nombre-là, on pourrait même pousser plus loin l’utopie !

 

On arriverait à l’imagination au pouvoir !

C’est seulement quand des millions commencent à prendre en main leurs affaires que ce qui apparaissait utopique devient soudain possible, voire une réalité très menaçante pour les classes dominantes. À ce moment-là, la bourgeoisie n’invitera plus les révolutionnaires sur ses plateaux-télés pour les traiter doucereusement de gentils rêveurs… Elle tentera de les enfermer derrière des barreaux comme redoutables bolcheviks ! Ce qui n’y suffira pas si des millions d’exploités et opprimés restent mobilisés, le temps qu’il faut pour l’emporter et que leur colère devient contagieuse et planétaire.

Cela s’appelle une révolution. Comme en France à la fin du xviiie siècle, en Russie il y a un siècle, à moindre échelle dans bien d’autres pays et occasions depuis, où le système a été ébranlé si ce n’est encore renversé…

On n’a quand même pas rêvé !

 

 

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 23:40

Les classes populaires ont bien des raisons d’être en colère contre les Fillon, les Macron, les Le Pen qui s’apprêtent à distribuer davantage encore de milliards au patronat. Afin de créer des emplois, disent-ils. Mais cela fait près de 35 ans qu’on nous ressert le même argument : présidents et ministres, de gauche comme de droite, ont tous continué à mettre les entreprises et leurs actionnaires sous perfusion d’argent public... Ça a créé un seul emploi ? Bien sûr que non ! Mais le chômage a explosé.

Il y a mieux à faire dans ces élections que de voter pour un de ces politiciens « qui a des chances » d’être élu. « Poutou ? Il dit ce qu’on pense tous ! Il parle comme nous ! » : voilà ce qu’on entend dans cette campagne dans la bouche des travailleurs sur les marchés, dans les ateliers ou les bureaux. Mais, le plus souvent, pour ajouter : « Mais à quoi ça sert de voter pour lui ? Il n’a aucune chance de passer ! »

Peut-être. Mais nous savons tous, par expérience, que quel que soit celui qui sera élu, la politique sera la même, celle que déciderons les patrons dont tous ces politiciens ne sont que les larbins, cette politique au service des riches que nous subissons depuis tant d’années

Les élections sont une des rares occasions où l’on nous demande notre avis. L’occasion de pousser un coup de gueule contre leur société, contre le système capitaliste, qui écrase le plus grand nombre pour que les riches s’enrichissent davantage.

Pousser un coup de gueule, ça fait du bien, mais ça ne suffit pas . Il faut préparer demain. Et l’après-élections sera fait d’attaques contre le monde du travail. Quand les Fillon, les Macron, les Le Pen nous annoncent du « sang et des larmes », c’est bien la seule promesse qu’ils sont prêts à tenir ! Derrière eux se tient le monde avide des actionnaires, de la bourgeoisie qui veillera à ce que président et ministres continuent à démanteler le code du Travail, à taper dans les effectifs des services publics, à diminuer les retraites et les remboursements de la Sécu, à baisser les salaires, à nous faire travailler plus sans nous payer plus.

« Il n’y a pas de sauveur suprême, ni dieu, ni César, ni tribun » (l’Internationale)

Et là, que proposent un Hamon, ou même Mélenchon ? « Votez pour moi, et je vous protègerai ». Sans blague ! Mitterrand, Jospin, Hollande n’avaient pas dit autre chose... On a déjà donné !

Seuls les candidats d’extrême gauche ne font aucune promesse électorale . Philippe Poutou et ses camarades de Ford ont dû se battre pour défendre leurs emplois, et devront recommencer comme tant d’autres parmi nous. Aucun politicien n’était venu à leur aide et ils n’avaient eu à compter que sur eux-mêmes.

Voter pour Philippe Poutou, ce n’est pas seulement pousser un coup de gueule, c’est aussi affirmer que nous ne comptons que sur nous-mêmes, que nous nous préparons pour les luttes de demain. Les points de son programme, ce ne sont pas des promesses, ce sont des objectifs pour nos luttes :

  • Interdiction des licenciements
  • partage du travail entre tous sans perte de salaire
  • Smic à 1 800 € net, 300 € d’augmentation de tous les salaires et pensions
Le 23 avril, VOTONS POUTOU !
 

convergencesrevolutionnaires.org

 

 

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 08:31

Au Maroc, la mort d’un jeune vendeur de poisson vendredi dernier a suscité une grande colère et des manifestations dans plusieurs villes du pays. Mouhcine Fikri est mort broyé par une benne à ordures alors qu’il cherchait à y récupérer sa marchandise confisquée par la police.

C’était aussi suite à la mort d’un jeune vendeur racketté par la police que la révolution tunisienne a commencé en 2011. Cinq ans après, les raisons profondes du printemps arabe sont toujours là : le chômage, les bas salaires, la misère et les régimes corrompus au service des plus riches. Le roi du Maroc a exprimé ses « condoléances » comme Ben Ali en son temps l’avait fait en Tunisie : espérons qu’il subisse le même sort que le dictateur déchu !

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 22:15
C’est la rentrée de la lutte  des classes !
Loi Travail, guerre au Moyen-Orient, surenchère nationaliste et raciste : mettons fin à ce système capitaliste !

L'épopée des politiques réactionnaires

L'été a malheureusement été marqué par de nombreux attentats perpétrés sur le sol français, à Nice ou encore à Saint-Étienne-du-Rouvray, mais aussi ailleurs dans le monde. La seule réponse donnée par le gouvernement d'Hollande et de Valls à cette barbarie a été l'intensification de la guerre en Syrie et en Irak et la surenchère sécuritaire et raciste.

Pourtant, les premières victimes de ces bombes sont bien les civils syriens, et c’est bien dans ce chaos créé par les interventions impérialistes à répétition que Daesh prospère. Après avoir prolongé encore une fois l’état d’urgence qui ne nous protège en rien, on a aussi vu Valls soutenir l'offensive antimusulmane des mairies qui interdisent le burkini, présentant ce dernier comme une menace. Quelle hypocrisie de la part d'un gouvernement qui a pour allié principal dans la région, des régimes comme l’Arabie Saoudite, peu regardant des droits des femmes !

Pendant ce temps, le monde de la loi Travail nous tombe dessus

Tandis que les politiciens mènent cette campagne xénophobe et anti-immigration, le chômage, la précarité et les attaques contre les salariés se poursuivent. La Loi Travail que le gouvernement a fait passer au mois d’août, frappe déjà certains salariés de plein fouet : Bouygues Télécom a supprimé les RTT de ses employés contre une misérable hausse de salaire de 2%. De même, la nouvelle direction de SFR s'apprête à supprimer 5000 emplois sans rendre de compte à personne !

Parallèlement, le gouvernement baisse les Aides Pour le Logement et veut instaurer un service civique obligatoire pour tous les jeunes. Nous serions alors forcés de travailler pour 600€ à peine, durant 9 mois !

Mobilisons-nous pour répondre à ces attaques

Du mois de mars au mois de mai, les jeunes, sur les facs ou sur les lycées, ont été debout contre la Loi Travail. Ils se sont mobilisés en Assemblée Générale, dans les manifestations, ils ont exprimé leur soutien aux grèves des travailleurs. La mobilisation contre la loi Travail exprimait bien le ras-le-bol d’une large frange des jeunes face à une société qui ne leur offre aucun avenir.

De nombreux politiciens, de droite comme de gauche, ont fait leur rentrée politique avec en tête les prochaines élections présidentielles. Tous nous promettant qu’avec eux, « ce sera différent ». Mais nous n’avons rien à attendre de ces hommes ou femmes politiques qui ont été ministres pour la plupart, et qui ont à chaque fois mené la même politique au service des plus riches. Plutôt que d’attendre sagement les élections présidentielles, c’est en nous mobilisant comme au printemps que nous changerons la donne.

Le 15 septembre, partout en France, des manifestation seront organisées contre la loi Travail, saisissons-nous de cette première occasion pour affirmer, aux côtés des travailleurs, que nous resterons debout contre "la Loi Travail et son monde" !

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 15:43
Après le 49.3, remballer la loi travail dépend toujours de nous !

Manuel Valls a finalement dégainé le 49.3 pour faire passer en force sa loi patronale. Lors du mauvais vaudeville parlementaire, la droite s’est trouvée gênée aux entournures d’être en accord avec le PS tout en feignant une bataille d’amendements sur une loi qu’ils rêvent en fait de voir appliquer. Les « frondeurs » de leur côté n’ont pas frondé longtemps puisqu’ils ne se sont pas trop décarcassés pour déposer une motion de censure et ont donc accordé leur confiance au gouvernement et à sa loi rétrograde.

L’eau bout à 100°, la France à 49,3

La réponse de la rue ne s’est pas faite attendre et c’est plusieurs centaines de jeunes qui se sont retrouvés dans les heures qui ont suivi l’annonce devant l’Assemblée nationale. Surtout, jeudi dernier, nous avons encore été des dizaines de milliers à nous retrouver dans la rue malgré un dispositif policier ahurissant et provocateur.

Car ce qu’une immense majorité de ce pays a compris, c’est qu’une telle loi c’est « marche ou crève » pour les salariés et « prends l’oseille et tire-toi » pour le patronat. D’un côté, il faudrait toujours plus se serrer la ceinture et y ajouter de nouveaux trous quand il n’y en a plus. De l’autre, c’est les Panama papers et les salaires indécents comme ceux récemment annoncés de deux patrons ; Carlos Ghosn, PDG de Renault Nissan qui gagne plus de 15 millions l’année passée après avoir imposé trois années de gel et stagnation des salaires et 7 500 suppressions de postes. Ou encore Alexandre de Juniac, PDG d’Air France : 5 500 suppressions de poste au compteur et un million d’euro dans son compte pour l’année 2015, en augmentation de 65 %… Ce racket en règle contre le monde du travail, tout un chacun le ressent au quotidien. C’est ce ras-le-bol qui s’exprime depuis plus de deux mois.

Faire sauter les verrous

Le 49.3 n’est pas un obstacle pour faire retirer la loi travail. Il y a dix ans, en 2006, nous avions déjà fait l’expérience d’une mobilisation qui avait fait reculer le gouvernement : la loi sur le ‘Contrat première embauche’ s’était fracassée sur un mouvement déterminé de la jeunesse suivie par les salariés, après avoir pourtant été adoptée.

Nous pouvons gagner

Car la démocratie véritable ne se joue pas sur le théâtre parlementaire, mais dans la rue, dans nos mobilisations, par notre détermination.

Pour cela, la semaine qui s’annonce est d’ailleurs grosse de danger pour le gouvernement et le patronat. Dès mardi, les routiers sont appelés à une grève reconductible et devraient être rejoints mercredi par les cheminots qui dans certaines gares annoncent déjà leur volonté de partir en grève reconductible. Même topo dans la pétrochimie.

La stratégie des centrales syndicales consistant à appeler à une succession de journées saute-mouton ne suffit pas à faire reculer le gouvernement. Que certains secteurs commencent à s’organiser pour mener une grève reconductible et s’adressent aux autres salariés pour qu’ils les rejoignent contre la loi travail et sur leurs propres revendications, voilà ce qui renforcerait considérablement notre mouvement et percuterait le gouvernement.

Tous ensemble

C’est en luttant tous ensemble, en joignant les mobilisations de tous les secteurs, du public et du privé, de la jeunesse et des travailleurs, que l’on pourra construire une force suffisante. C’est en nous organisant à la base et en nous coordonnant que nous pouvons gagner. Les étudiants qui ont cherché le contact avec les salariés ont ouvert une brèche. L’indispensable convergence des luttes est à notre portée.

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 02:16
affiche égyptienne pour la fête du 1er mai
affiche égyptienne pour la fête du 1er mai

Peu le savent, mais la journée internationale des travailleurs du 1er mai tire son origine des États-Unis. Le 1er mai 1886, 340 000 travailleurs américains participèrent à une journée de grève générale pour limiter la journée de travail à huit heures. À Chicago, les affrontements entre les manifestants et la police firent plusieurs morts des deux côtés. Au nom des morts de la police, cinq militants anarchistes furent condamnés à mort et pendus, malgré l’absence de preuve.

En commémoration, l’Internationale socialiste, qui regroupait les partis et syndicats révolutionnaires de l’époque, décida d’appeler les travailleurs du monde entier à se mettre en grève chaque 1er mai pour défendre leurs revendications.

Aujourd’hui encore, des millions de travailleurs restent au chômage, tandis que les autres subissent les cadences infernales et les heures supplémentaires, payées ou non. Nous avons donc de bonnes raisons de défiler le 1er mai, pour faire entendre nos revendications : interdiction des licenciements, partage du travail entre tous !

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 15:55
Ni chair à patron, ni chair à matraque : Que fait-on le 32 mars ?

Depuis le lancement de la pétition “Loi Travail : non merci !” il y a un mois seulement, notre mouvement a bien changé. La mobilisation virtuelle est devenue bien concrète avec près de 500.000 manifestants partout en France le 9 mars. Puis la mobilisation s'est amplifiée dans la jeunesse des lycées et des facs. Les 17 et 24 mars ont rassemblé un nombre plus important de jeunes que la semaine précédente. Plus décisif encore, ces semaines ont été une occasion rare de découvrir la lutte collective. Bloquer un lycée, c'est possible ! Discuter avec d'autres personnes qui partagent sa colère et son envie de ne pas se laisser faire, c'est possible ! S'organiser pour changer les choses, c'est possible !

À la veille du 31 mars

Les moments déterminants approchent. La proposition de loi El Khomri a été déposée jeudi 24 mars à l'Assemblée nationale. Pour le gouvernement, même du point de vue parlementaire, les choses ne sont pas simples : les députés de gauche hésitent, ceux de droite manœuvrent. Le 49.3, procédure visant à passer une loi sans vote et mettant en jeu la question de confiance, est dans les têtes des Hollande, Valls et Macron. Il n'y a rien à attendre de cette chambre. La politique d'austérité et de répression du gouvernement socialiste a été très bien résumée par une pancarte en manif : “Travail, Famine, Pâtes, Riz !”

Les mobilisations ont changé le climat morose de ce pays. La preuve ? Les racistes du Front National sont silencieux, le parti socialiste et les républicains sont partis sur Pluton. Dans les entreprises on se parle, l'idée d'une riposte générale apparaît légitime. Un moment de résignation a fait place à l'espoir d'un printemps social.

Nous souhaitons et agissons tous pour que cette journée du 31 mars soit une réussite. Elle le sera, car elle réunira des jeunes et des travailleurs sur le devant de la scène. Pourtant, cela ne sera pas suffisant pour faire reculer ce gouvernement au service du Medef, nous le savons tous. Il faut concentrer les forces et bloquer la machine. Cela veut dire proposer la grève reconductible non seulement sur les campus et lycées en élargissant cette perspective au monde du travail. Beaucoup d'initiatives vont dans ce sens et beaucoup d'idées apparaissent : rester après la manif ou monter collectifs syndicaux pour tout bloquer... Le défi qui se pose à nous est d'entrainer la majorité dans une lutte prolongée. Il va falloir inventer, créer, échanger beaucoup. Et surtout sortir de la routine. À nous d'inventer la suite de ce 31 mars 2016 !

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 23:49
Loi travail, dégage ! Amplifier la mobilisation, jusqu’au retrait

Le 9 mars, les manifestations contre le projet de réforme du Code du travail ont rassemblé des centaines de milliers de personnes dans les rues. Des travailleurs en grève (parfois massivement, comme à la SNCF), mais aussi de nombreux jeunes, étudiants et lycéens. Partout, des cortèges denses et dynamiques ont exprimé la colère des travailleurs et de la jeunesse, et un ras-le-bol général face à un gouvernement prétendument de gauche qui multiplie les cadeaux aux plus riches et les attaques contre nos conditions de vie, de travail, d'études.

Le projet de loi Travail, c’est la goutte d'eau qui pourrait bien faire déborder l’océan de l’indignation.

Et pour cause ! Ce projet, c’est le programme du MEDEF, le syndicat des patrons, repris mot pour mot par le gouvernement. C’est la démolition du peu de protections dont bénéficient actuellement les travailleurs, gagnées par un siècle de luttes sociales.

La loi contient une multitude de mesures plus révoltantes les unes que les autres, qui répondent toutes à la même logique : nous faire travailler plus, plus longtemps, pour un salaire le plus bas possible, avec le risque de se faire jeter à tout moment. Un beau programme...

Le gouvernement s’attaque ainsi au temps de travail, avec des semaines qui pourront durer 46 voire 60 heures, et des heures supplémentaires payées au rabais... jusqu’à trois ans après ! Nous faire travailler plus longtemps, alors qu'il y a plus de 5 millions de chômeurs : c'est ainsi qu’ils prétendent lutter contre le chômage !?

C'est aussi aux contrats de travail que le gouvernement s'attaque : il dit vouloir favoriser les CDI, mais donne au patronat la possibilité de licencier plus facilement et pour pas cher. Avec les accords entreprise par entreprise qui prévaudront sur le Code du travail, les patrons auront par ailleurs les moyens d’un sacré chantage : soit tu acceptes un salaire de misère et des conditions de travail dégradées, soit tu vas voir ailleurs.

Devant l’ampleur du mécontentement, le gouvernement voudrait faire mine de négocier, et donner l’impression de faire quelques concessions. Ne nous laissons pas tromper : la logique du texte reste la même, et c’est cette logique qu’il faut refuser !

S’organiser pour aller jusqu'au bout

Il y a de quoi se révolter ! Le 9 mars a été un succès. Mais il faudra une mobilisation bien plus importante encore pour obliger le gouvernement à remballer sa loi et sa politique pro-patronale.

Des organisations syndicales et politiques de jeunesse ont lancé un appel à se mobiliser à nouveau le jeudi 17 mars, rejointes par certains secteurs du monde du travail. Dès à présent, il faut préparer cette échéance en discutant autour de nous, en organisant des Assemblées Générales et des réunions partout où c’est possible. Il faut parler de la loi, de l’avenir qu'elle nous promet, et convaincre de la nécessité de se mobiliser tous ensemble, jeunes et salariés. Il faut aussi discuter des moyens qu'on se donne pour s’organiser et se coordonner.

Le gouvernement et les patrons sont bien décidés à poursuivre leur politique. À nous de faire en sorte que la réponse soit à la hauteur de l'attaque, en étant le plus nombreux possible à nous mobiliser.

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