Révolution ! est le bulletin jeunes de la Fraction l'Étincelle. Il est diffusé dans plusieurs lycées ou facultés en région parisienne et en province.
Dans les années 1950, les noirs américains subissaient encore la ségrégation et les lynchages dans le Sud, le chômage et la misère dans le Nord. Et, déjà, les violences policières.
La lutte commença par l’action résolue de quelques militants, comme Rosa Parks, qui en 1955, dans une petite ville du Sud, refusa de céder sa place dans le bus à un Blanc.
À ses débuts, ce mouvement pour l’égalité des droits était mené par desNoirs issus de la petite bourgeoisie qui voulaient exercer une pression « morale » sur les politiciens blancs : des hommes de lois, ou d’église comme Martin Luther King, qui prêchait la « non violence », livrant ainsi les manifestants, désarmés, à la violence... de la police et des racistes. Il finit lui-même assassiné.
Ces dirigeants ne purent empêcher les Noirs de répondre à la violence raciste. Les émeutes se multiplièrent. En 1963, un militant radical, Malcom X, écrivait : « Si vous ne donnez pas ce que nous voulons, nous mettrons le feu ». Il fut assassiné en 1965 ; ses idées furent reprises par des mouvements nationalistes comme les Black Panthers.
Le mouvement noir s’essouffla dans les années 1970. L’État américain l’avait endigué en satisfaisant certaines revendications, mais aussi par la violence. Les militants les plus radicaux furent assassinés ou jetés en prison. En revanche, la petite bourgeoisie noire avait obtenu ce qu’elle voulait : des places dans les universités, les entreprises, les gouvernements. Pour le plus grand nombre, on avait appris à relever la tête, mais la misère et les violences policières persistaient.
Il avait manqué à ce mouvement une perspective révolutionnaire : que les masses noires prennent la tête de la lutte pour remettre en cause la société capitaliste, et rallier tous les opprimés et tous les exploités.