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Révolution ! est le bulletin jeunes de la Fraction l'Étincelle. Il est diffusé dans plusieurs lycées ou facultés en région parisienne et en province.

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Les Grecs en sursis

Vendredi 20 février un accord a été trouvé entre les ministres de l’économie et des finances de la zone euro (l’Eurogroupe) et la Grèce. Le « plan d’aide » à la Grèce est prolongé pour quatre mois alors qu’il devait s’achever fin février. Mais il y une contrepartie majeure. Les grecs sont dans l’obligation de présenter un plan de « réformes ». Cet accord survient après plusieurs semaines de chantage exercé sur les Grecs.

La Banque Centrale Européenne, l’une des détentrices de la dette grecque, avait suspendu début février son aide aux banques grecques, menaçant ainsi l’économie du pays. Les gouvernements européens continuent d’exiger que la Grèce paye sa dette. Ils mettent en avant un problème de fraude fiscale en Grèce, en oubliant de dire que les plus gros fraudeurs ne sont pas les travailleurs grecs, victimes de plusieurs années d’austérité mais les bourgeois grecs.

Ils font tout pour ne pas payer d’impôts. Ils ne sont pas les seuls dans ce cas, comme on a pu le voir avec l’affaire « Swissleaks ». Des journalistes ont pu entrer en possession l’année dernière de listings de clients de la banque HSBC qui ont utilisé un compte en Suisse pour échapper au fisc de leur pays. Cette banque britannique a accueilli des fraudeurs fiscaux de beaucoup de pays, dont la France.

Les clients sont des hommes d’affaires, des figures du show-biz, des sportifs et même des truands. Les montants ayant transité par les comptes suisses de la banque sont de 180 milliards. Ce qui correspond à presque la moitié de la dette grecque qui se monte à environ 320 milliards d’euros. Le montant de la fraude fiscale dans le monde a été évalué en 2012 à environ 26 000 milliards d’euros, soit dix fois le PIB de la France.

Mais pour faire payer les riches, il faudra certainement plus que les meilleures intentions du gouvernement grec. Il faudra une mobilisation massive des travailleurs grecs pour obliger les riches à payer la dette, y compris si nécessaire en menaçant de saisir leurs biens s’ils refusent de le faire. Est-ce que Syriza aura la volonté et l’envie de s’appuyer sur ces mobilisations et d’enfreindre la sacro-sainte propriété ?

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