Révolution ! est le bulletin jeunes de la Fraction l'Étincelle. Il est diffusé dans plusieurs lycées ou facultés en région parisienne et en province.
Au nom de la lutte contre le terrorisme, le gouvernement a restreint les libertés et imposé l’état d’urgence depuis 2 mois : présence policière et militaire partout, 3000 perquisitions administratives, 400 assignations à résidence... dont plusieurs dizaines de militants écologistes! Des manifestations contre les licenciements ou pour le climat ont également été interdites.
Non à l'état policier
Voté pour 3 mois, l'état d'urgence finit le 26 février. Le gouvernement veut le poursuivre, en modifiant la Constitution. Il serait décrété en cas « de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, soit en cas d’événements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique ». Cette définition très vague et large va bien au-delà du seul terrorisme. Même des députés de droite disent craindre pour les libertés...
La réforme pénale devrait augmenter considérablement les pouvoirs donnés à la police : perquisitions de nuit y compris des logements, fouille des bagages et voitures, contrôle d’identité sur la décision des seuls préfets, extension des possibilités pour les policiers et gendarmes de faire usage de leur arme...
Non à la déchéance de nationalité
La seconde modification de la Constitution concerne la déchéance de la nationalité. Cette mesure jusqu’alors portée par la droite et de l’extrême- droite, est reprise par Hollande et Valls.
Elle ne sert à rien contre des terroristes qui s'en moquent. Mais elle créerait deux catégories de citoyens, ceux qui le seraient vraiment et ceux qui ne le seraient pas complètement parce que leurs parents ou grands-parents n’étaient pas français. Alors que notre société est déjà minée par le racisme, le gouvernement encourage ainsi les discriminations et les violences contre les migrants et toutes celles et ceux qui sont désignés comme étrangers.
Toutes et tous dans la rue samedi 30 janvier !
Entre début février et début avril, le gouvernement veut faire adopter ces deux textes. Nous avons quelques semaines pour l'en empêcher par la mobilisation la plus massive possible.
Une première journée nationale de manifestation aura
lieu le 30 janvier dans toutes les villes à l’appel de nombreuses organisations. Pour faire reculer le gouvernement, il faudra qu'elle soit le point de départ d'une vaste campagne dans les entreprises, comme dans les facs et les lycées, contre l'état policier, pour nos libertés.