Révolution ! est le bulletin jeunes de la Fraction l'Étincelle. Il est diffusé dans plusieurs lycées ou facultés en région parisienne et en province.
Les dirigeants des pays européens les plus riches, France et Allemagne en tête, mettent le poids de la crise grecque sur le dos d’une mauvaise gestion de l’argent public. Selon Sarkozy ou Merkel, il faut faire payer la crise aux travailleurs grecs en imposant des coupes dans les dépenses sociales : réduire les salaires des fonctionnaires, diminuer les allocations, baisser les dépenses de santé, augmenter l’âge de départ à la retraite, etc.
Et tandis qu’on exige de grands sacrifices des classes populaires grecques, l'État français, lui, tire profit de l’« aide » qu’il apporte à la Grèce. Paris prête à la Grèce au taux d’intérêt de 5 % alors qu’il n’emprunte qu’à 2 %.
Mais ce n’est pas tout. En échange des sommes prêtées, Sarkozy et Fillon font pression sur Papandréou, le premier ministre grec, pour qu’il continue de payer pour les contrats d’armement passés avec la France. Petits exemples : des contrats de 2,5 milliards d’euros pour des frégates françaises, de 400 millions pour des hélicoptères ou encore pour plusieurs avions à 100 millions pièce.
En clair, tandis que les travailleurs grecs triment, dirigeants et patrons de l'armement français trinquent à la santé de leurs affaires !