Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Révolution ! est le bulletin jeunes de la Fraction l'Étincelle. Il est diffusé dans plusieurs lycées ou facultés en région parisienne et en province.

Publicité

15/02/2010 - Édito Révolution

La mobilisation des enseignants se poursuit. Le mouvement qui a démarré d’Aubervilliers en Seine-Saint-Denis s’est rapidement étendu aux villes voisines du département puis au delà, dans des établissements du reste de l’académie de Créteil. Jeudi dernier, près de 2 000 enseignants et lycéens ont manifesté à Paris contre les suppressions de postes dans l'Éducation nationale.
En effet, le gouvernement compte supprimer 16 000 postes à la rentrée prochaine alors qu’il annonce 45 000 élèves supplémentaires. Ces suppressions s’ajoutent aux 45 000 qui ont déjà eu lieu ces trois dernières années et devraient atteindre les 80 000 d’ici la fin du quinquennat de Sarkozy.
Avec des effectifs si restreints, les classes sont surchargées et il n’est plus possible d’assurer et de recevoir un enseignement de qualité. La recrudescence de la violence dans certains établissements, comme au lycée Chérioux de Vitry où un élève a été agressé au couteau dans l’enceinte de l’établissement, est une conséquence directe du manque criant de personnel : le nombre de surveillants a été diminué de moitié en l’espace de 10 ans.
Pour gérer la pénurie de personnel, la réforme que propose Chatel, le ministre de l'Éducation, n'envisage guère comme solution que la suppression de nombreuses heures de formation pour les lycéens, dans pratiquement toutes les disciplines, et le massacre des programmes.

Leur éducation au rabais on n’en veut pas !
Face à cette offensive du gouvernement, enseignants et lycéens ont bien raison d’exprimer leur colère. Pour l’arrêt des suppressions de postes dans l’Éducation nationale, l’embauche massive de personnel, la titularisation de tous les précaires, le retrait de la réforme Chatel et l’abrogation de la loi sur la mobilité des fonctionnaires, qui autorise les licenciements.
Mais pour faire reculer le gouvernement, le mouvement doit encore s’amplifier. Dans tous les lycées, il faut organiser des assemblées générales pour discuter de la situation, et se mobiliser le plus largement.
L’assemblée générale des établissements en grève appelle à de nouvelles manifestations le mardi 16 février à 14h à Odéon puis le jeudi 18 février. Soyons-y le plus nombreux et organisons des cortèges de nos bahuts.
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article