Révolution ! est le bulletin jeunes de la Fraction l'Étincelle. Il est diffusé dans plusieurs lycées ou facultés en région parisienne et en province.
Cet été, la saga Wœrth-Bettencourt a étalé au grand jour les liens étroits qui unissent hommes politiques et grands patrons par l’exemple de ceux qui lient le ministre du Travail et l'héritière de l'empire l'Oréal. On a appris par exemple que, de 2006 à 2010, l'État a remboursé à Bettencourt 100 millions d'euros au titre du bouclier fiscal. Entre fraude, optimisation et bouclier, l'héritière de l'Oréal n'est imposée qu'à hauteur de 6 % de ses revenus. C'est le taux normalement réservé aux smicards ! Le type d'arrangement auquel a eu droit Mme Bettencourt pour ne pas payer sa part d'impôt n'est pas une exception. Au sein du ministère du budget, il existe une cellule fiscale spécialisée, qui traite directement les dossiers des grandes fortunes. Celles-ci peuvent donc négocier le montant de leurs impôts.
L'avantage pour le pouvoir en place, c'est que tous ces petits arrangements avec la grande bourgeoisie sont, pour la plupart, parfaitement légaux. C'est ainsi que Wœrth peut continuer de se pavaner devant les caméras en assurant qu'il mènera à bien la réforme des retraites, grande attaque du patronat contre les travailleurs.
L'État n'est donc pas neutre. C'est l'arme de domination d'une minorité, la bourgeoisie, sur la majorité. En 1789, quand les privilèges étaient devenus insupportables, il a fallu une révolution pour les abolir. Aujourd'hui, nous avons besoin d'une nouvelle révolution dirigée par les travailleurs qui balayera tous ces parasites et instaurera un pouvoir véritablement démocratique.