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Révolution ! est le bulletin jeunes de la Fraction l'Étincelle. Il est diffusé dans plusieurs lycées ou facultés en région parisienne et en province.

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Capitalisme criminel

Au Bengladesh, il assassine

1 127 morts, principalement des ouvrières. C'est le bilan de l'effondrement d’un immeuble de Dacca au Bengladesh où s'entassaient des ateliers de confection textile. En devenant la deuxième catastrophe industrielle de l'histoire, cette tragédie a attiré l'attention sur les conditions d'exploitation criminelles que font régner les patrons - et les multinationales qui leur passent commande - dans cette partie du monde. Pour fournir des fringues à bas prix aux grandes (et petites!) marques, les ateliers sont insalubres et dangereux ; Les incendies y sont monnaie courante. Jeudi dernier, l'un d'entre eux a fait une dizaine de morts, à quelques kilomètres des ruines de l'immeuble effondré.

 

La riposte des travailleurs du textile

La plupart des grandes entreprises se sont ruées sur le Bengladesh comme elles l'ont fait sur la Chine et d'autres pays où la misère est répandue. Objectif : exploiter une main d’œuvre bon marché et privée de droit sociaux. Un ouvrier du textile bengladais gagne moins de 40 dollars par mois en moyenne et n'a pas le droit de s'organiser syndicalement... sauf si son patron le lui permet ! L'appétit insatiables des rapaces capitalistes a trouvé sa limite : la riposte des exploités. Suite au drame de Dacca, la contestation s'est emparée des ateliers de confection bengladais : grèves, manifestations, pressions des salariés sur les chefs. Les travailleurs du textile ont fait perdre leur arrogance à ceux qui les tuaient à la tâche, aux grands donneurs d'ordre ainsi qu'au gouvernement. Ce dernier a été contraint d'annoncer que les salariés seraient désormais libres de se syndiquer. En outre, toujours d'après les dires du gouvernement, le salaire minimum sera augmenté. Cette augmentation fait suite à une autre de 80% obtenue quelques année plus tôt après de grandes grèves dans le textile.

 

Ceux qui exploitent là-bas sont

ceux qui nous exploitent ici

Les conditions de vie des travailleurs et des jeunes bengladais sont bien différentes de celles d'un français mais ce sont deux facettes du même système économique à la tête duquel se trouvent les mêmes grandes entreprises. Notre intérêt est le même : renverser ce système criminel qui ne tournent que pour enrichir une infime minorité de la population mondiale en exploitant le travail de l'écrasante majorité.

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