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Révolution ! est le bulletin jeunes de la Fraction l'Étincelle. Il est diffusé dans plusieurs lycées ou facultés en région parisienne et en province.

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Contre leur crise : mobilisation des jeunes et des travailleurs

Les gouvernants européens envisagent de recapitaliser les banques. Il s'agit pour l’État de mettre la main au porte-monnaie pour « sauver » une nouvelle fois le système financier.

Rappelons qu'une première opération de renflouement des banques a eu lieu en 2008. La dette des États s'était alors envolée. Comble du cynisme, ce sont maintenant les banquiers qui reprochent aux États leur endettement !

Certains politiciens de gauche appellent à une nationalisation des banques. Mais ils ne proposent en fait que de nationaliser les banques en « difficulté », sans toucher aux banques les plus prospères. En bref, il faudrait que les États remboursent aux financiers leurs pertes mais leur laissent les profits. Et ça, c'est aussi vieux que le système capitaliste...

Des banques nationalisées, cela existe et a existé. Par exemple, le Crédit Lyonnais a été détenu par l’État pendant plusieurs décennies. Cela n'a pas empêché cette banque d'avoir les mêmes pratiques que les autres, et même d'être à l'origine d'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de France. Car si l’État contrôle les banques, qui contrôle l’État ?

Les hommes politiques s'émeuvent du pouvoir des financiers. Il y aurait un « bon capitalisme entrepreneurial » qui investirait dans la production étouffé par un « mauvais capitalisme » de rapaces financiers qui mettrait sous tutelle industries et États. Il suffirait donc pour les États de réguler la finance pour dépasser la crise.

En fait ce sont les mêmes qui exploitent les salariés dans les entreprises et qui spéculent en bourse. Les liens entre banques et entreprises industrielles sont nombreux. Des dirigeants d'entreprises industrielles siègent aux conseils d'administration de banques (comme Renault pour la BNP), des banques ont des participations dans ces mêmes entreprises, sans parler des entreprises industrielles qui ont une filiale bancaire (encore Renault). Rien d'étonnant, puisque quelle que soit l'activité de l'entreprise, ses profits proviennent de l'exploitation des travailleurs.

Notre réponse à la crise devra passer par une une mobilisation des jeunes et des travailleurs ; une mobilisation massive et coordonnée, qui ne pourra pas se contenter de limer les griffes du fauve financier mais devra bel et bien abattre le capitalisme. Nous devons soutenir les indignés new-yorkais qui occupent Wall Street pour affirmer que ce n'est pas aux classes populaires de payer la crise. En France aussi, des mobilisations ont lieu contre la politique d'austérité du gouvernement : défilés de chômeurs, de retraités et de personnels hospitaliers, et aussi, grèves de profs, de cheminots et de salariés du privé dont les emplois sont menacés.

Et les lycéens entrent dans la danse avec comme mot d'ordre « non à la casse de l'éducation, non aux suppressions de postes ». Débrayages locaux, manifestations, assemblées générales... Autant de moyens que ce sont donnés des dizaines de lycées pour préparer la grève et la manifestation du mardi 11 octobre et ses suites. Faisons de ces luttes le point de départ d'un mouvement d'ensemble contre l'austérité.

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