Révolution ! est le bulletin jeunes de la Fraction l'Étincelle. Il est diffusé dans plusieurs lycées ou facultés en région parisienne et en province.
Aux États-Unis, des manifestations de colère ont éclaté à l’annonce de l’arrêt des poursuites contre le policier qui a abattu le jeune Michael Brown en août dernier. Le meurtre impuni de cet adolescent noir de 19 ans n’est pas le seul événement révoltant de la semaine dernière. À Cleveland, un enfant noir de 12 ans qui jouait dans un parc avec un pistolet en plastique a été tué de deux balles par un policier.
La violence ordinaire aux États-Unis
Ces crimes teintés d’un racisme loin d’avoir disparu aux États- Unis, nous montrent la violence d’État qui fait peu de cas de la mort de pauvres gens sous les balles de la police. Un rapport du FBI décomptait 410 «homicides justifiables» imputables aux forces de l’ordre américaines, rien que pour l’année 2012.
Quand ce n’est pas la mort, c’est la prison qui frappe durement les rejetés du système capitaliste états-unien. Depuis 1980, la part de la population américaine en prison a triplé. Environ un quart de tous les prisonniers à travers le monde sont incarcérés dans des prisons américaines (les USA ne représentent pourtant que 5 % de la population mondiale).
En France, les démonstrations de force de la police
Après la mort de Remi Fraisse, les méthodes de la police et de la gendarmerie n’ont pas changé. Mis à part l’arrêt de l’utilisation des grenades offensives, ils usent encore abondamment d’un véritable arsenal militaire d’armes dites « à létalité réduite ».
Plusieurs manifestations interdites par les préfets et violement réprimées par la police se sont soldées par plusieurs blessés et des dizaines d’arrestations avec condamnations « pour l’exemple » à la clé.
Le flicage permanent n’est pas qu’une impression. L’État entretient 144 000 agents pour la police nationale et 96 000 pour la gendarmerie. Cela fait un agent pour 270 habitants. En comparaison, on compte seulement un médecin généraliste pour 730 habitants.
Aujourd’hui le monde s’indigne et se révolte de cette société qui gouverne par la peur pour appliquer la loi du profit. Contre les licenciements, la précarité, la destruction de l’environnement et les injustices du quotidien, nous sommes nombreux à ne pas accepter cet avenir sans issue qu’on nous impose. Et c’est en faisant converger nos luttes, par la force du nombre que nous y parviendrons.