Révolution ! est le bulletin jeunes de la Fraction l'Étincelle. Il est diffusé dans plusieurs lycées ou facultés en région parisienne et en province.
Un million de personnes sont descendues dans la rue samedi 6 novembre contre la réforme des retraites. Depuis début septembre plusieurs millions de manifestants et de grévistes ont clamé leur refus de cette réforme et au-delà, leur refus de la politique antisociale du gouvernement.
« La loi est votée, il ne sert plus à rien de se mobiliser » déclare le gouvernement. C’est un petit air de pipeau qu’on entendait déjà en 2006 quand le gouvernement voulait faire passer le Contrat Première Embauche. Mais cela n’avait pas démoralisé les étudiants et lycéens en lutte qui avaient imposé le retrait de la loi déjà votée.
Des grèves ont été longues comme celles des cheminots, des profs, des travailleurs des raffineries et des ports et celles des éboueurs de Marseille. Avant les vacances et le jeudi de la rentrée, des milliers de lycées étaient bloqués, et, en cortèges, les lycéens allaient débrayer d’autres établissements pour partir manifester aux côtés des salariés et étudiants. Des liens importants se sont noués entre les grévistes des différents secteurs et des manifestations ont rejoints des grévistes sur leur piquet de grève pour les soutenir.
Le mécontentement ne porte pas seulement sur la réforme des retraites. Parallèlement à d’autres grèves qui se poursuivent sur des problèmes locaux, les éboueurs de Paris restent en grève pour des augmentations de salaire depuis plus 3 semaines. Des travailleurs d’autres secteurs viennent les soutenir sur leur piquet de grève à l’usine de traitement des déchets d’Ivry.
Dans certains départements et villes, se sont déroulées des assemblées générales interprofessionnelles qui réunissaient lycéens, étudiants et salariés de plusieurs secteurs. Il s’y discute des suites à donner au mouvement, des actions à organiser pour renforcer la mobilisation etc.
Et on a bien vu que pour faire reculer Sarkozy et son gouvernement, il ne suffit pas de quelques secteurs en grève et de manifestations très réussies. Alors oui, il se pourrait bien que nous n’en soyons encore qu’à la mi-temps, saisissons-nous de toutes les initiatives, pour affirmer qu’il faut un mouvement d’ensemble, une grève générale que l'on construira grâce à tous les liens que l'on a déjà tissés dans ce mouvement.