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Révolution ! est le bulletin jeunes de la Fraction l'Étincelle. Il est diffusé dans plusieurs lycées ou facultés en région parisienne et en province.

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Faillite des États ? Non : faillite du capitalisme !

La vague de mobilisation sociale en Grèce a montré que les travailleurs et les classes populaires n’étaient pas prêts à payer une crise dont ils ne sont pas responsables.

 

Quelles sont les causes de la faillite de l’Etat grec ?

 

Depuis la crise de 2008, les « plans de relance » se succèdent, prétendant les uns après les autres « relancer l’économie ». En moyenne, les principaux gouvernements de l’Union européenne ont ainsi versé en 2008-2009 environ 8 à 10% de leur Produit Intérieur Brut dans ces fameux plans ! L’efficacité de ces plans, du point de vue de la majorité de la population a été nulle. Bien au contraire, elle n’a pas empêché le licenciement de millions de travailleurs à travers le monde…

En revanche, en finançant massivement les banques et les grandes entreprises, elle a permis de maintenir les profits d’une poignée de financiers qui, en retour, ont spéculé sur la dette accumulée par les Etats. Cette spéculation sur la dette des Etats mène un certain nombre de pays au bord du gouffre économique. La crise connaît ainsi un énième développement qui ne laisse rien présager de bon pour la population.

En effet, dans cette situation, les gouvernements font le choix de ponctionner la population pour rendre leurs intérêts aux financiers qui ont spéculé sur la dette. La boucle est ainsi bouclée : pour maintenir les profits d’une minorité, on fait payer la majorité à travers des mesures de « rigueur » qui touchent surtout les classes populaires.

C’est ce qui se passe en Grèce puisque le gouvernement a annoncé une série de contre-réformes qui sont autant de reculs sociaux (Hausse de la TVA, gel des retraites, baisse des salaires pour les salariés du public, hausse des prix de l’essence). Les conséquences de ces réformes pèsent avant tout sur les classes populaires. En effet, une hausse de la TVA sur les produits alimentaires par exemple, pèse toujours proportionnellement beaucoup plus lourd dans le budget des ménages pauvres que dans ceux des riches… La population grecque a donc répondu en manifestant dans la rue massivement ces dernières semaines.

C’est aussi cela, qu’il faut faire ici : se mobiliser pour refuser les licenciements dans le privé comme les suppressions de poste dans le public, en refusant que ce soit nous qui payons une crise dont nous ne sommes pas responsables !

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