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Révolution ! est le bulletin jeunes de la Fraction l'Étincelle. Il est diffusé dans plusieurs lycées ou facultés en région parisienne et en province.

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« Il n'est pas de sauveur suprême... »

Ces paroles de l'Internationale, le chant ouvrier révolutionnaire, semblent bien à contre-courant en cette période électorale où les différents candidats font la pub de leur solution miracle pour « redresser le pays ».

« Mon ennemi, c'est le monde de la finance » a assuré François Hollande dans son discours du Bourget. Avec de tels ennemis, la finance n'a plus besoin d'amis. Car on attend encore les mesures qui seront prises contre cet « ennemi ». Son ennemi, ce n'est pas non plus le chômage, puisqu'il ne promet aucune mesure pour l'éradiquer. Il propose quelques contrats aidés par l'Etat, ce qui revient à dédouaner les patrons de la responsabilité d'embaucher en CDI avec des salaires corrects. Il propose aussi la création de 60 000 postes dans l'éducation... au détriment du reste de la fonction publique. Autrement dit déshabiller Pierre pour habiller Paul, alors que Pierre est déjà presque à poil ! Rien de surprenant venant du candidat qui prétend « donner un sens à l'austérité ».

Ce discours se voulait pourtant plus à gauche que d'habitude, à cause du contexte social. Les plans de licenciements se succèdent (PSA, SeaFrance, Lejaby, Merck, etc.), ces candidats se sentent obligés de promettre une mesure ou deux pour les freiner. Mais la plupart du temps, de Mélenchon à Le Pen en passant par Sarkozy et Bayrou, ces mesures restent sur le terrain du protectionnisme, c'est-à-dire la protection des capitalistes français de la concurrence étrangère. Une belle arnaque, comme le montre l'exemple de la TVA « sociale » de Sarkozy : il veut nous faire payer à tous cette « protection ».

Car pour lutter contre le chômage, il n'y a pas de solution qui sauvegarde les profits capitalistes. Il faut interdire les licenciements et partager le travail entre tous sans perte de salaire. Les apprentis chefs d'Etat au service des capitalistes se garderont bien de dire cela. Car si les élections peuvent nous permettre d'exprimer notre accord avec ces revendications, seule la lutte collective peut les imposer.

Alors, désuète l'Internationale ? Au contraire, on ne peut plus d'actualité. Pendant que les candidats de la bourgeoisie nous jouent leur air de pipeau chacun sur sa partition, il est temps d'apprendre à faire de la politique comme l'enseigne la chanson : « Producteurs sauvons-nous nous-mêmes ! Décrétons le salut commun ! »

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