Révolution ! est le bulletin jeunes de la Fraction l'Étincelle. Il est diffusé dans plusieurs lycées ou facultés en région parisienne et en province.
La crise : pas pour tout le monde
Les bourses des matières premières (pétrole, gaz) et des produits alimentaires (blé, maïs, etc.) sont euphoriques ! Les spéculateurs s’en mettent plein les poches.
Les nôtres, de poches, sont par contre de plus en plus vides : prix du gaz qui a augmenté de presque 20 % en un an ; loyers qui explosent ; prix des fringues qui grimpe, etc. Sans parler des personnes vivant dans les pays pauvres, pour qui quand le prix du blé ou du maïs augmente, cela veut dire que ce qu’ils peuvent mettre dans leur assiette diminue.
Mais les rapaces (grands actionnaires, spéculateurs…) planent au-dessus de « la crise ». Les Bettencourt, Bolloré, Bouygues, Peugeot et consort du CAC 40 ont encaissé plus de 40 milliards d’euros de profits en 2010. Pour eux, « jusqu’ici, tout va bien ».
Mais d’où viennent ces sommes énormes ?
Les profits proviennent du travail fourni par les salariés : la plus grande partie de la valeur produite par les travailleurs est prise par les capitalistes, à leur seul profit. Les capitalistes peuvent aussi augmenter les prix… ou diminuer nos salaires (ou faire les deux en même temps). Épaulés par l’État, ils licencient sous prétexte de crise, jetant des milliers de personnes au chômage. Et tout cela avec la complicité des gouvernements qui sont à leur service.
Notre riposte : la grève !
Les gouvernements des pays riches ont subventionné les banques et les grandes entreprises nationales à coup de milliards. Aujourd’hui, ils imposent aux travailleurs des plans de rigueurs, des baisses des salaires et des pensions. Ils nous font payer leur crise !
Mais ce petit jeu joué par les capitalistes est un jeu dangereux. Les travailleurs grecs ont répliqué par une journée de grève générale la semaine dernière. En France aussi la contestation gronde : dans l’industrie, les transports, la fonction publique, la presse, des blocages et des grèves locales sont organisés. Renault, Thalès, L’Oréal ou Saint-Gobain : la liste s’allonge d’entreprises où les travailleurs se mobilisent.
C’est tous ensemble qu’on pourra faire reculer le patronat et le gouvernement, par la grève et la coordination des mouvements locaux. Les révolutionnaires arabes montrent que c’est possible : c’est par la lutte d’ensemble qu’on obtient ce qu’on veut.