Révolution ! est le bulletin jeunes de la Fraction l'Étincelle. Il est diffusé dans plusieurs lycées ou facultés en région parisienne et en province.
Sourires bronzés devant les caméras et annonces en série : c’est la rentrée pour le gouvernement du Parti Socialiste et de ses alliés. La méthode Hollande s’est précisée pendant l’été : un mélange de démagogie sécuritaire anti-Roms, de câlinothérapie à l’égard des patrons suivie de réelles attaques contre les salariés...
Celui qui n’aimait pas les riches
François Hollande s’était fait remarquer il y a quelques mois en déclarant : « Je n’aime pas les riches ». Il fallait bien paraître « de gauche »... avant de devenir président. Mais à présent, alors que les plus grands patrons (PSA, Carrefour, Sanofi etc.), mènent une véritable guerre contre les travailleurs et multiplient les licenciements, Hollande et ses ministres leur servent la soupe... et le caviar.
Arnaud Montebourg, après avoir condamné (mais ce n’étaient, là encore, que des mots) le plan de licenciement de 8 000 salariés chez PSA, se range du côté de la famille Peugeot en appelant les syndicats de PSA à la « responsabilité ». Autrement dit : les salariés devraient accepter leur sort et se laisser mettre au chômage par des patrons riches à millions !
Des « emplois d’avenir » qui ne font pas rêver
Le candidat Hollande avait fait des jeunes sa priorité. Alors que ceux-ci sont les plus touchés par le chômage, le gouvernement sort de son chapeau 150 000 « emplois d’avenir ». Ces contrats à temps partiel, payés au Smic et d’une durée de un à trois ans sont censés répondre au problème... des 634 mille jeunes qui sont au chômage. Une réponse qui ressemble en fait à un nouveau cadeau fait aux riches puisque 75% des revenus seront payés... par l’État, ce qui fait de ces jeunes salariés, une main d’œuvre quasi gratuite pour le plus grand profit des patrons !
Il y aurait pourtant de quoi créer des centaines de milliers d’emplois utiles dans cette société, avec un vrai salaire et sans précarité. À condition d’y mettre les moyens que l’État consacre actuellement au patronat.
Notre rentrée : la mobilisation !
Dans les lycées, sur les campus, dans les entreprises, il faudra faire entendre notre voix, pour imposer les seules mesures qui nous permettront de faire face à l’urgence sociale : de vrais emplois pour tous, l’augmentation des salaires et l’interdiction des licenciements. Et c’est tous ensemble qu’on y parviendra !