Révolution ! est le bulletin jeunes de la Fraction l'Étincelle. Il est diffusé dans plusieurs lycées ou facultés en région parisienne et en province.
La fermeture de MegaUpload, site internet d'échange de fichiers et de streaming, par le FBI est présentée comme une grande opération de lutte contre le piratage. C'est surtout la lutte du vieux lobby de l'industrie culturelle classique contre la nouvelle tendance du business du web. Dans cette bagarre, les armes sont la police ou les lois (dont Hadopi en France).
Les majors du disque ou du cinéma n'ont rien à faire de la défense des œuvres, ni des auteurs qu'elles exploitent. Elles pourraient prendre sur leurs milliards de bénéfices pour leur donner les moyens de vivre normalement de leur travail. Et Kim Dotcom, le patron "pirate" du web, est avant tout un de ces multimillionnaires qui font fortune en transformant la toile en un immense panneau publicitaire. Rien de bien progressiste de ce côté-là, bien au contraire.
En revanche, cette histoire montre qu'il n'y a plus de problèmes techniques à la circulation et à la mise en commun des connaissances. La dématérialisation des productions culturelles et des informations rend possible la création d'une grande médiathèque universelle gratuite et en libre accès. Mais les œuvres et leurs auteurs ne sont que des marchandises pour les capitalistes. La nécessité de bénéfices de l'industrie culturelle oppose les auteurs qui veulent vivre de leurs arts et leur public à qui on limite l'accès à la culture. Les œuvres hier en quantité limitée peuvent aujourd'hui être multipliées pour presque rien. A l'image de ce qu'il a fait dans l'ensemble de la production, c'est le capitalisme lui-même a généré les progrès techniques qui nous permettront de le faire imploser.