Révolution ! est le bulletin jeunes de la Fraction l'Étincelle. Il est diffusé dans plusieurs lycées ou facultés en région parisienne et en province.
À peine annoncée, la mort d'Oussama Ben Laden, exécuté par un commando américain, a suscité des manifestations de joie à travers tous les États-Unis. Vous parlez d’un exploit ! La CIA, au bout de dix ans, a fini par avoir la peau de Ben Laden, complaisamment livré par les services secrets pakistanais. Ben Laden, on avait fini par l’oublier. Pendant dix ans, les puissances occidentales l’avaient brandi comme ennemi public numéro un, les attentats du 11 septembre servant de prétexte pour les sales guerres d’Irak et d’Afghanistan, faisant des centaines de milliers de morts. L’intégriste chrétien Bush, alors président des États-Unis, était parti en croisade contre l’intégriste islamiste Ben Laden. On parlait alors du choc des civilisations. Une vaste blague !
Oussama Ben Laden, fils d'un millionnaire installé en Arabie Saoudite, a débuté sa carrière de terroriste au service de la CIA. Cette dernière armait dans les années 1980 les guérillas fondamentalistes pour contrecarrer l’influence de l’URSS et de son armée qui occupait l’Afghanistan. C’est une vieille méthode des États impérialistes. Ils dressent les peuples les uns contre les autres pour protéger les vrais responsables : ceux qui pillent, exploitent et oppriment les populations.
Oussama Ben Laden a été abattu sans autre forme de procès par le gouvernement américain. Un acte de justice, selon eux, contre le responsable de la mort de milliers de personnes, aux États-Unis mais aussi dans le monde arabe au nom d'idées moyen-âgeuses.
Mais les centaines de milliers de morts des guerres en Irak et Afghanistan devront sûrement, eux, attendre bien plus de dix ans pour que les Bush, Obama, Sarkozy et compagnie soient jugés pour leurs crimes... car le terrorisme d'État continue dans ces pays.
Aujourd'hui les industriels du crime, ceux qui mènent les guerres et entretiennent la haine entre les peuples pour leur seul bénéfice, espèrent bien être à l'abri des représailles. Mais, comme le prouvent les révolutions du monde arabe, c'est sans compter sur la détermination des peuples, là-bas comme ici, à s'émanciper de cette société d’exploitation.