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Révolution ! est le bulletin jeunes de la Fraction l'Étincelle. Il est diffusé dans plusieurs lycées ou facultés en région parisienne et en province.

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Notre-Dame-des-Landes : l'Etat, encore une fois, au service des capitalistes

Samedi dernier, plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées à Notre-Dame-des-Landes contre le projet de construction d'un aéroport. Ce dernier est sans intérêt pour la population vu qu'il existe déjà un aéroport près de Nantes dont le trafic maximal est loin d'être atteint. « L'Ayraultport », comme l'ont surnommé les opposants, porte bien son nom ! 
C'est le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, hier maire de Nantes, qui en est un des instigateurs. La construction et la gestion reviennent à Vinci, multinationale française du béton, maître en captation de fonds et marchés publics : autoroutes, parkings, aéroports, lignes à grande vitesse, services de propreté des villes... Le contribuable financera au minimum près du quart du chantier de Notre-Dame-des-Landes ; les collectivités locales ont voté un prêt au groupe de plus de 115 millions d'euros remboursable si... Vinci fait plus de profits que prévu. Évidemment, il a vu large ! Pour couronner le tout, Vinci tirera bénéfice de l'exploitation du site pour les 55 ans à venir.

Le cas Vinci n'est pas isolé, c'est la règle. Il s'agit là de cadeaux aux grands groupes capitalistes de la part de l'Etat, qu'ils soient offerts par de petits notables de conseil municipal ou de grands valets de ministère. Le capital dévore les services publics, grâce aux liens étroits (légaux et illégaux) entre potentats politiques et trusts industriels.
Pour se justifier, les politiciens n'ont qu'un mot à la bouche : l'emploi. Mais l'Ayraultport n'offrira pas plus d'emplois que l'actuel aéroport nantais. Et on ne compte plus les plans de licenciements dans des entreprises subventionnées et repues de marchés publics comme Veolia qui a annoncé la suppression de 1 500 emplois en France. De même, les ouvriers de Citroën Aulnay en grève contre la fermeture de leur usine n'ont droit qu'aux gaz lacrymogènes quand l'État garantit 7 milliards d'euros à leur patron licencieur.
D’un côté des milliards de cadeaux sous forme de contrats, de subventions et d'exonérations d'impôt ; de l’autre des suppressions de postes dévastateurs pour les services publics, le feu vert aux plans de licenciements. Cette société tourne vraiment à l'envers.

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