Révolution ! est le bulletin jeunes de la Fraction l'Étincelle. Il est diffusé dans plusieurs lycées ou facultés en région parisienne et en province.
Romney, un candidat pour les riches
Obama est réélu. Il faut dire que son concurrent Mitt Romney, ce mormon raciste, qui a fait campagne en traitant les travailleurs américains d'assistés, est l'incarnation de tout ce qu'ils peuvent redouter. C'est au prix de licenciements massifs que Brain Capital, la firme qu'il a fondée, lui a permis de s'asseoir sur une fortune de 200 millions de dollars. Comment croire, dès lors, en son image de bon gestionnaire qui saura tirer le pays du chômage et de la crise ? Au contraire, ce grand patron de Romney est un digne représentant de cette bourgeoisie américaine qui arrondit ses profits en plongeant des millions d'américains dans la pauvreté.
Obama, un président contre les travailleurs
On ne peut que se réjouir qu'un tel homme soit écarté du pouvoir. Pourtant, Obama est loin d'avoir « cassé la Barack » comme en 2008. Si à l'époque il avait obtenu le soutien d'un grand nombre d'américains, y compris parmi les plus modestes, quatre ans de présidence ont suffi à les faire déchanter, et cette fois-ci, ce n'est que de justesse qu'il remporte l'élection. Elles sont loin les promesses de « répartition des richesses », de sécurité sociale pour le plus grand nombre. Des richesses, Obama en a bien débloquées avec ce « plan de relance » de 787 milliards de dollars, mais c'était pour sauver les banques et les grands patrons. Rien pour les 12 millions de chômeurs ni pour les 16 millions de personnes expulsées de leur logement. Quant à cette fameuse réforme de la sécu, elle a bien plus fait les affaires des compagnies d'assurances que des 27 millions d'américains qu'elle laisse sur le carreau.
Dans ces élections, à tous les coups on perd
Pas étonnant que la « obamamania » soit retombée. Il est devenu clair pour de nombreux américains que rien de fondamental ne sépare Obama des républicains et de Romney. Les deux hommes sont les deux mascottes de ce 1% d'américains qui exploite les autres. Ils sont d'accord sur l' essentiel : protéger les capitalistes de la crise et en faire payer les dégâts aux travailleurs. D'ailleurs, les plus gros exploiteurs ne s'y trompent pas et ont financé généreusement les deux candidats. Mais les travailleurs, en plus d'avoir compris qu'Obama ne servirait jamais leurs intérêts, se sont mis à les défendre eux-mêmes sans attendre les élections. Ces américains qui ont occupé leur ville à la fin de l'année 2011, tous ceux qui font grève pour défendre leurs intérêts, vont donner du fil à retordre à Obama, Romney et tous leurs amis milliardaires.