Révolution ! est le bulletin jeunes de la Fraction l'Étincelle. Il est diffusé dans plusieurs lycées ou facultés en région parisienne et en province.
Jeudi 23 septembre, l’ignoble apparat de la justice bourgeoise a, une fois de plus, conduit une femme à la mort. Teresa Lewis est la 1 227e victime de la justice américaine depuis le rétablissement de la peine de mort en 1976. Que cette femme soit considérée comme déficiente mentale rend ce crime d'autant plus odieux. Et le luxe de détails sordides exposés par la presse sur ses derniers instants et la composition de son dernier repas témoigne de toute l’horreur de l'exécution capitale.
Cette exécution a eu lieu peu après la tombée de la nuit, comme si les bourreaux avaient honte de leurs actes. « Il n'y a pas eu de complication » a osé affirmer le porte-parole des autorités pénitentiaires. Car pour ce représentant de la justice bourgeoise, la mort d'un être humain n'est pas une complication.
La mort de cette femme ne nous apporte rien. Elle n'est qu'un témoignage supplémentaire de la barbarie dans laquelle se compromet la société capitaliste. Tous les jours, il meurt des hommes et des femmes du fait de la bourgeoisie, de son exploitation, de sa police, de ses guerres ou de ses tribunaux.
Pour se débarrasser de cette société inhumaine, la classe ouvrière aura malheureusement, elle-aussi, à détruire des vies humaines. Mais elle le fera avec la seule perspective qu’avec l’exploitation capitaliste et la misère disparaissent les tribunaux, les prisons et les bourreaux et elle le fera sans cette ignoble mascarade derrière laquelle la justice des possédants cache ses crimes.