Révolution ! est le bulletin jeunes de la Fraction l'Étincelle. Il est diffusé dans plusieurs lycées ou facultés en région parisienne et en province.
Le groupe PSA Peugeot-Citroën vient d'annoncer la suppression de 6 800 emplois en Europe pour 2012. Comble du cynisme, le même jour, la multinationale de l'automobile se vantait d'une augmentation du chiffre d'affaires de 3,5 %. Quelques jours plus tôt, Varin, PDG du groupe, affirmait que PSA avait accumulé 11 milliards d'euros de liquidité en caisse.
À côté de cela, encouragé par l'Etat qui le subventionne, PSA met déjà des travailleurs au chômage partiel, suivant les fluctuations des carnets de commande. Les salariés servent de variable d'ajustement, alternant des périodes de chômage et de surcharge de travail (cadences accélérées, travail le samedi, etc.). Comme toutes les entreprises, PSA cherche à faire travailler des salariés toujours plus pour mieux en licencier d'autres. Tout cela pour fournir aux actionnaires les dividendes les plus juteux possibles !
Pour les patrons, la crise est la bonne excuse quand il s'agit de réduire les effectifs et d'abaisser le « coût du travail » (sans préciser que c'est ce travail qui leur rapporte). Mais à jouer avec le feu, ils risquent de s'y brûler. La colère des travailleurs pourraient bien s'exprimer contre les plans de tous ces rapaces.