Révolution ! est le bulletin jeunes de la Fraction l'Étincelle. Il est diffusé dans plusieurs lycées ou facultés en région parisienne et en province.
Doublement du prix du pétrole, 75 % de la population vivant avec moins de 2 $ par jour dans un pays aux ressources pourtant considérables, corruption... Les raisons de la grève générale au Nigeria ne manquent pas. Le 19 décembre dernier, Christine Lagarde, présidente du FMI en visite au président Nigérian, avait « conseillé » à ce dernier de « prendre des mesures fortes pour faire face aux effets de la crise économique ». Chose dite, chose faite, le 1er janvier, les subventions aux importations de pétrole cessent, et le litre d’essence passe de 0,30 à 0,60 €. Ici comme ailleurs, la crise, c’est à la population pauvre de la payer. C’est l’étincelle qui met le feu aux poudres.
Débutée lundi 9 janvier, la grève générale au Nigeria rassemble tous les jours des dizaines de milliers de manifestants qui parcourent les rues des grandes villes du pays. Au début de la 2e semaine de grève, lundi 16 janvier, le président annonce quelques reculs, qui ne satisfont pas la population. Quelques milliers de personnes se rassemblent dans le centre de Lagos. Les véhicules blindés, les soldats armés et les barrages accueillent cette fois-ci les manifestants…
La répression est à l’ordre du jour mais rien ne dit qu’elle pourra endiguer la vague de protestation actuelle. Quoi qu’il en soit, ce type de lutte est bien la seule voie par laquelle une population opprimée peut obtenir des avancées sociales et prendre conscience de sa force politique. Qu’on se souvienne du LKP et de la grève générale en Guadeloupe en 2009 !