Révolution ! est le bulletin jeunes de la Fraction l'Étincelle. Il est diffusé dans plusieurs lycées ou facultés en région parisienne et en province.
Les récents événements au Mali montrent la mainmise de la France sur la région. La fin de la colonisation, au début des années 1960, n’a pas mis un terme à la domination économique des grands trusts français sur l’économie de ces pays. La France contrôle leur monnaie et maintient ses intérêts grâce à ses nombreuses bases militaires dans la région. Les gouvernements, de droite comme de gauche, entretiennent des liens avec les dictateurs africains tant qu’ils respectent « des valeurs similaires », autrement dit, qu’ils garantissent les intérêts économiques de la métropole. Ce n’est pas un hasard si l’un des premiers chefs d’État reçu par Hollande était Ali Bongo, dictateur du Gabon. En cela, Hollande s’inscrit bien dans la lignée de Sarkozy dont le premier invité officiel avait été Omar Bongo, père du précédent, et, tout comme lui, dictateur du Gabon de profession.
La présence de Total, 2èmefirme du CAC 40, pillant littéralement les ressources pétrolières du pays, pèse lourd dans ces salutations diplomatiques. Au Niger, Areva exploite l’uranium, contaminant au passage les rivières, les cultures et les habitants. Dans tous les cas, c’est sur cette misère que s’édifie la richesse des grandes multinationales françaises qui accablent le continent africain. De Bouygues à Bolloré en passant par Areva, tous les grands groupes français ont des intérêts dans cette région qui leur rapportent beaucoup. Intérêtssoigneusement préservés par les gouvernements français successifs qui défendent coûte que coûte les profits du grand patronat.