Révolution ! est le bulletin jeunes de la Fraction l'Étincelle. Il est diffusé dans plusieurs lycées ou facultés en région parisienne et en province.
Virgin a officiellement déposé le bilan et annoncé que l'entreprise ne pouvait plus payer le loyer de son magasin situé sur les Champs-Élysées. Pour les 1100 salariés du groupe en France, ce serait le chômage et des indemnités de licenciement dérisoires. Virgin ne peut pas faire mieux, nous explique-t-on. A cause de la crise économique, du téléchargement et du piratage, la marque n'aurait plus d'argent. Vraiment ?
Le fondateur de la marque Virgin, Richard Bronson est la 261èmepersonne la plus riche du monde avec une fortune personnelle de (accrochez-vous!) 3 900 000 000 $. Il est propriétaire de compagnies aériennes et possède même une navette spatiale privée permettant d'effectuer des bonds en apesanteur pour la modique somme de 200 000 $ par voyageur. Ne peut-il donc pas maintenir 1100 emplois ? Non, ce ne serait plus de son ressort, car pour mieux se consacrer à ses projets pharaoniques, il a en 2007 cédé Virgin France au fond d'investissement Butler.
Celui-ci, déjà propriétaire du PSG et de la SNCM – acquise pour rien grâce à la complicité de l'Etat !–, préfère rémunérer ses grands actionnaires que payer ses salariés. Selon les experts, c'est la faute au manque d'adaptation à l'ère numérique, aux méchants téléchargeurs ou encore à la concurrence déloyale d'Amazon. Sans doute achète-t-on moins de CD et de DVD, mais les salariés n'ont pas à être les dindons de la farce.
Ils ne l'entendent d'ailleurs pas ainsi car ils étaient plus de 400 grévistes mercredi 9 janvier à occuper le magasin des Champs-Élysées. Mais ces salariés menacés de licenciement ne sont pas isolés dans leur situation. Virgin, Sanofi, PSA et l’Éducation Nationale licencient ou suppriment des postes à tout-va… Si l'on veut peser contre les licenciements, c’est tous ensemble qu’il faut lutter !