Révolution ! est le bulletin jeunes de la Fraction l'Étincelle. Il est diffusé dans plusieurs lycées ou facultés en région parisienne et en province.
Depuis les « petits-déjeuners travail » à la Maison blanche, où le président américain et les grands banquiers ont orchestré la déréglementation de la finance, jusqu’aux incessantes baisses d’impôts offertes par le Congrès aux banques d’affaires (de 35 % à 5 % en 2003 !), le flirt entre pouvoir politique et finance est consommé depuis longtemps.
Ce n'est pas étonnant quand on sait que, de par le monde, d’innombrables dirigeants politiques sont aussi administrateurs des plus grandes banques, comme Goldman Sachs. Ce n’est pas un hasard si au plus fort de la crise en 2008, le gouvernement a laissé ses concurrents s’effondrer tandis qu’il renflouait… le principal débiteur de Goldman Sachs !
En ce qui concerne la Grèce, Goldman Sachs était payée pour conseiller le gouvernement, tout en spéculant sur sa dette ! Dans le casino de la finance, la banque télécommande le jeu, empoche une part des transactions et est rémunérée pour conseiller les autres joueurs. Joueur et maître du jeu à la fois : à tous les coups on gagne !
Qui va perdre son triple A ?
Du AAA (note qui désigne un prêteur sans risque) au D (Défaut de paiement), États et entreprises sont notés par des agences de notation, entreprises privées dirigées par des spéculateurs richissimes. Les financiers prennent en compte ces notes pour prêter aux États. Une mauvaise note peut provoquer une hausse des taux d'intérêts.
Par exemple, en annonçant la faillite potentielle de la Grèce, les agences de notation accélèrent la hausse des taux d'intérêt grecs. Elles ne sont qu'un rouage de plus dans le système pour faire du chantage aux États : « Soit je dégrade ta note, soit tu mets en place des plans de rigueur dramatiques pour la population ».