Révolution ! est le bulletin jeunes de la Fraction l'Étincelle. Il est diffusé dans plusieurs lycées ou facultés en région parisienne et en province.
Au cours des deux dernières semaines, la Thaïlande a fait face, en plus de la mousson, à plusieurs tempêtes. Les inondations ont provoqué la mort de 600 personnes. Des millions d'autres ont subi des dommages matériels. Une fois les eaux évacuées, il faudra sans doute des mois, voire des années, pour réparer les dégâts et reconstruire les habitations. Et déjà se profile le risque de propagation d'épidémies comme le choléra, dont le développement serait favorisé par l'habitat insalubre et l'eau non traitée.
On ne peut pas changer la météo, mais le climat n'explique pas tout. Les effets de ces catastrophes naturelles ont été amplifiés par l'urbanisation chaotique. Au cours des dernières années, les populations pauvres ont été chassées du centre ville et jetées dans les bidonvilles de la périphérie. Il n'y a pas d'évacuation des eaux usées et seuls les cours d'eau des quartiers riches sont endigués.
Le gouvernement thaïlandais est responsable de la catastrophe actuelle. Ces derniers jours, sa priorité n'a pas été de porter secours aux sinistrés mais de protéger les quartiers aisés. Une grande partie des soldats déployés refoulent les victimes vers les quartiers inondés pour, selon eux, protéger les centres économiques. Comme en Haïti en 2010 ou à la Nouvelle-Orléans en 2005, c'est la double peine pour les pauvres des zones sinistrées, victimes de la catastrophe naturelle et de la politique de leur gouvernement.